n°93.La diplomatie « décomplexée » de Mohammed VI en Afrique

Le roi a triomphé de ses adversaires après une longue lutte dans les arcanes politiques africaines. S’il a réussi à faire regagner au Maroc sa place dans le cénacle panafricain, il lui restera maintenant à convaincre de sa cause nombre de pays encore corsetés par une idéologie tiers-mondiste. Un chemin encore jonché d’embûches.

Le réalisateur espagnol Pedro Almodovar présidera le jury de Cannes

Le réalisateur espagnol Pedro Almodovar présidera le jury de Cannes
Une première pour sa 70ème édition: le jury du Festival
de Cannes sera cette année présidé par un cinéaste
espagnol, l’emblématique Pedro Almodovar, habitué d’une manifestation qui l’a plusieurs fois récompensé sans pour autant lui décerner la Palme d’or.

Le réalisateur de “Talons aiguilles” et “Parle avec elle”, icône flamboyante du cinéma espagnol depuis plus de 30 ans, succèdera au réalisateur de la saga “Mad Max”, l’Australien George Miller. Il décernera avec son jury la Palme d’or à l’issue du festival, qui se déroulera du 17 au 28 mai. “Je suis très heureux de fêter le 70e anniversaire du Festival du film de Cannes dans cette fonction si privilégiée. Je suis reconnaissant et honoré et j’ai le trac!”, a déclaré Pedro Almodovar, 67 ans, cité dans le communiqué. “Etre président du jury est une lourde responsabilité et j’espère être à la hauteur des circonstances. Je peux vous dire que je vais me dévouer corps et âme à cette tâche, qui est à la fois un plaisir et un privilège”, a-t-il ajouté.
Pedro Almodovar avait déjà été membre du jury du Festival de Cannes en 1992, sous la présidence de Gérard Depardieu. La Palme d’or avait été remportée cette année-là par “Les Meilleures intentions” du réalisateur danois Bille August. Cinq fois en compétition – pour “Tout sur ma mère”, “Volver”, “Etreintes brisées”, “La Piel que habito” et “Julieta” l’an dernier -, Pedro Almodovar n’a jamais remporté la Palme d’or. Il a été cependant deux fois récompensé à Cannes, pour “Tout sur ma mère”, prix de la mise en scène en 1999, et “Volver”, prix du scénario et prix d’interprétation collective pour ses actrices en 2006. Metteur en scène connu dans le monde entier, il a été également récompensé par deux Oscars, pour “Tout sur ma mère” et “Parle avec elle”. Grand cinéphile, amateur des films d’Alfred Hitchcock et de Luis Buñuel, cet auteur de vingt longs métrages, à l’esthétique colorée et facilement reconnaissable, enchaîne les films depuis le début des années 80.
Depuis son premier long métrage, “Pepi, Lucie, Bom et les autres filles du quartier”, sorti en 1980, Pedro Almodovar, connu notamment pour ses portraits de femmes, a créé une oeuvre iconoclaste et surprenante, souvent provocatrice, traversée par les thématiques de l’identité sexuelle, du rapport mère-enfant, de la culpabilité ou du secret. Pour la composer, il s’est entouré d’actrices devenues ses égéries, parmi lesquelles Penélope Cruz, Marisa Paredes, Rossy de Palma, Victoria Abril et Carmen Maura, et d’acteurs fidèles, dont Javier Bardem et Antonio Banderas.
Figure de proue de la Movida espagnole, mouvement créatif exubérant né au début des années 80 après la dictature de Franco, Pedro Almodovar a accédé au succès international avec “Femmes au bord de la crise de nerfs” (1988). Viendront ensuite “Talons aiguilles”, puis “Tout sur ma mère” et “Parle avec elle”, deux de ses oeuvres les plus récompensées. L’an dernier, il avait ajouté un nouveau portrait de femme, celui d’une mère en souffrance, à son oeuvre, avec “Julieta”, l’histoire d’une femme hantée par la disparition de sa fille unique, qui ne veut plus avoir de contacts avec elle. “Pour sa 70e édition, le Festival de Cannes est heureux d’accueillir un artiste unique qui jouit d’une immense popularité. Son oeuvre s’est déjà inscrite pour toujours dans l’histoire du cinéma. Une longue fidélité unit Pedro Almodovar au festival”, ont déclaré le président du Festival, Pierre Lescure, et son délégué général, Thierry Frémaux, cités dans le communiqué. 


Driss Lachguar : Une étape nouvelle et évoluée pour la confirmation de la souveraineté marocaine sur nos provinces sahariennes

Driss Lachguar : Une étape nouvelle et évoluée pour la confirmation de la souveraineté marocaine sur nos provinces sahariennes
“Le 28ème Sommet de l’Union africaine constitue sans aucun doute un Sommet historique. Non seulement parce qu’il a résolu, dans le cadre de son ordre du jour, un point se rapportant au retour d’un pays africain à cette organisation, mais parce que cela revêt une plus forte signification puisqu’il a dépassé la problématique procédurale relative aux conditions juridiques permettant d’accéder au statut de membre pour constituer un évènement politique notoire.
Le fait que le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, ainsi que le président de l’Etat palestinien se joignent à la plupart des dirigeants des Etats africains à l’occasion de la réception offerte par Sa Majesté le Roi signifie que le Maroc se trouve au cœur de la légitimité internationale et qu’il soutient à travers le symbole que représente la Palestine la lutte des peuples authentiques pour leur libération et leur indépendance.
Le fait que pas moins de 42 Etats saluent le retour du Maroc au sein de sa famille africaine institutionnelle après une absence qui a duré plus de trente ans est à entendre dans le sens du retour de l’un des grands fondateurs de l’Union africaine, à l’ère de la lutte authentique pour se libérer du joug de la colonisation, ce qui a été soigneusement relayé par journaux et médias de renom international. L’élection  également d’un nouveau pouvoir exécutif  de cette institution signifie que l’influence politique de l’axe algéro-sud- africain  commence à  régresser. L’incapacité de cet axe à mobiliser les pays africains en vue de  voter contre le Maroc indique fortement la fin du leadership de l’Afrique du Sud.  Il est à noter que le Président guinéen, Alpha Condé,  qui a été élu lors de ce Sommet à la tête de l’Union africaine, est un camarade  au sein de l’International socialiste. L’USFP a, par ailleurs,  adhéré  à une campagne de solidarité en sa faveur dans le cadre de cette institution pour qu’il retrouve la liberté, à la fin des années 1990.  L’occasion nous est donnée aujourd’hui de le féliciter pour la confiance qui lui a été accordée par  le Sommet africain.
  Le retour du Maroc à l’Union africaine  constitue par  ailleurs  le passage à une nouvelle  étape dans le conflit artificiel autour de la marocanité du Sahara, une étape nouvelle  et évoluée  pour la confirmation depuis l’UA de la souveraineté marocaine sur nos provinces sahariennes.         
La plus grande signification de cet évènement notoire est l’implication personnelle de S.M le Roi Mohammed VI quant à sa conception et à sa bonne gestion. Je pense que sans cette adhésion personnelle de Sa Majesté, l’évènement n’aurait pu prendre toute cette ampleur et connaître ce succès éclatant. A cet effet, nous à l’Union socialiste des forces populaires, nous ne pouvons qu’exprimer notre reconnaissance et notre fierté à S.M le Roi, et réitérer notre confirmation qu’en tant que parti politique de poids, nous redoublerons nos efforts en vue de renforcer ce processus stratégique et de nous orienter davantage vers l’action africaine commune avec les partis socialistes et progressistes du continent africain.
Dans ce cadre, aujourd’hui, nous sommes en train d’envoyer des messages de remerciements à de nombreux dirigeants socialistes africains qui avaient soutenu le retour du Maroc à l’UA. Dans le même ordre, nous apportons les dernières retouches avant le Forum des socialistes africains à Rabat. Et à la veille de l’entame des travaux du Sommet de l’UA à Addis-Abeba, le représentant de l’USFP était présent à une réunion importante du groupe de contact africain tenue à Dakar pour se concerter sur les dispositions du prochain Congrès de l’Internationale socialiste et sur les moyens de renforcer la place de l’Afrique au sein de cette organisation internationale.”


Habib El Malki : Le retour du Maroc à l’UA est une victoire de la légitimité

Habib El Malki : Le retour du Maroc à l’UA est une victoire de la légitimité
Suite à l’approbation lundi par le Sommet de l’Union  africaine
à Addis-Abeba du retour du Maroc à cette organisation, le Président de la Chambre des représentants, Habib
El Malki, a fait la déclaration suivante :

“La Chambre des représentants a accueilli avec une grande satisfaction  la décision prise par le Sommet africain, hier lundi à Addis Abeba, consistant à l’approbation du retour du Maroc au sein de l’Union africaine. Ce retour du Royaume au sein de la famille institutionnelle africaine constitue une victoire pour la légitimité, la consécration d’un long processus d’action  constante et sincère et des initiatives et des politiques volontaristes menées par S.M le Roi Mohammed VI en Afrique. Lesquelles sont concrétisées par de grands projets de développement structurants lancés par le Royaume sous la conduite de S.M le Roi dans un grand nombre de pays africains dans l’objectif de faciliter l’essor du continent sur les plans économique et social en vue de la réalisation de la paix et de la stabilité.
Il ne fait aucun doute que le retour du Maroc à l’UA apportera une grande valeur ajoutée aux ambitions des pays et des peuples africains pour la réalisation du développement, de la démocratie et de la stabilité, et pour le positionnement du continent en tant que bloc proactif en matière de décision à l’échelle internationale vu la place que le Maroc occupe sur la scène continentale et mondiale.      
Il ne fait aucun doute que ce retour consolidera la politique africaine du Maroc menée par S.M le Roi Mohammed VI et qui a donné lieu, grâce aux relations bilatérales avec nombre de pays africains, à des modèles pionniers de la réussite économique, de la complémentarité, du développement humain et social et dans le domaine des infrastructures principales.
Comme l’opinion publique nationale le sait, la Chambre des représentants qui a adopté à l’unanimité le projet de loi portant approbation de l’acte constitutif de l’UA lors de la séance du 18 janvier 2017, poursuivra son adhésion à tout ce qui est de nature à renforcer la présence du Maroc au sein de l’Union et l’accompagnera sur le plan parlementaire en louant les acquis dans le domaine des relations avec les Parlements africains de chaque pays et dans le cadre de l’Union parlementaire africain, présidée par le Maroc de 2014 à 2016. De même que la Chambre des représentants intensifiera et variera son action dans le cadre de relations bilatérales et multilatérales entre Parlements africains, ainsi qu’elle s’accaparera la place qui lui sied au niveau du Parlement panafricain et contribuera de manière qualitative et efficiente aux travaux de cette institution et de l’action des Parlements africains du fait qu’ils représentent les peuples du continent.
L’objectif étant de donner une dimension parlementaire et de soutenir la mobilisation derrière S.M le Roi en vue de défendre les intérêts et les causes vitales de notre pays, ainsi que les droits de l’Afrique dans le développement, le progrès, la stabilité et la paix.”


Colloque national sur les pratiques innovantes en classe de français

Colloque national sur les pratiques innovantes en classe de français
“Les pratiques innovantes en classe de français” a été au centre d’un colloque organisé lundi à Béni Mellal,par l’Académie régionale d’éducation et de formation (AREF) de Béni Mellal-Khénifra.
Initié en partenariat avec l’Association marocaine des enseignants de langue française et l’Institut français, cette rencontre a connu la participation de plus de 100 professeurs de la langue française, de chercheurs et d’experts en provenance du Maroc, du Canada, de Tunisie et de Burundi afin d’aborder des sujets autour de nouvelles approches sur l’apprentissage et l’enseignement de la langue française et de définir les méthodes pédagogiques utilisées dans les établissements scolaires.
Intervenant à cette occasion, le directeur de l’AREF, Abdelmoumen Talib, a indiqué que ce colloque intervient dans le cadre des efforts universitaires visant à améliorer l’apprentissage et l’enseignement de la langue française, à travers l’ouverture sur les expériences réussies et les nouvelles techniques afin de permettre aux professeurs de la langue française dans la région de participer à des formations en ligne avec la stratégie du ministère pour améliorer le modèle pédagogique.
Dans une allocution lue en son nom par Said Joundi, chef de division des affaires éducatives à l’académie, M. Talib a ajouté qu’un projet a été programmé dans le cadre de la vision stratégique 2015-2030 du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, à savoir le 7ème projet pour le développement d’un modèle pédagogique pour renforcer la langue étrangère dans les lycées et collèges et réformer le système éducatif par la création d’un baccalauréat marocain avec des branches internationales (français, anglais, espagnol), afin de diversifier l’offre éducative dans l’enseignement secondaire et de mieux répondre aux exigences dans l’enseignement supérieur.
Cette rencontre scientifique et culturelle est censée redonner un nouveau souffle au développement de l’enseignement de la langue française et permettre aux enseignants de cette région de bénéficier et de partager de nouvelles pratiques dans ce domaine, a-t-il indiqué.
Lors de ce colloque, une programmation d’ateliers a été dédiée aux méthodes d’enseignements de la langue française sous les thèmes “Internet pour la motivation globale”, “Calendrier lecture : une nouvelle pratique pour apprendre la lecture dans l’enseignement secondaire”, “Encourager l’apprentissage du français en tant que langue étrangère”, “Traitement du dialogue bilingue français/arabe, une vision renouvelée pour apprendre et enseigner la grammaire française dans le contexte tunisien”, “Enseigner et apprendre via les supports audiovisuels”, “Travailler avec une méthodologie différente pour améliorer l’apprentissage et l’enseignement du français”, “Du son, au mot, le français en toute confiance”.


Trump limoge la ministre intérimaire de la Justice

Trump limoge la ministre intérimaire de la Justice
Donald Trump a limogé la ministre intérimaire de la Justice  des Etats-Unis, Sally Yates, qui a annoncé lundi qu’elle refusait de défendre le décret sur l’immigration signé vendredi par le président.
Après un week-end marqué par des scènes de chaos et des manifestations dans les aéroports, ce nouveau renversement souligne le tollé suscité par l’ordre présidentiel, dont les retombées négatives se sont étendues lundi aux marchés financiers américains.
Dans un geste rare, l'”Attorney general” Sally Yates, désignée par Obama et qui assurait l’intérim en attendant la confirmation par le Sénat de Jeff Sessions, s’est prononcée contre la défense du décret dans un communiqué.
Elle disait douter que la défense de l’ordre présidentiel soit “en ligne avec l’obligation solennelle de l’institution de toujours rechercher la justice et défendre ce qui est juste”.
Sally Yates “a trahi le département de la Justice en refusant de mettre en oeuvre un ordre juridique conçu pour protéger les citoyens des Etats-Unis”, a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.
Dana Boente, procureur du district est de la Virginie, a été choisi pour la remplacer jusqu’à l’entrée en fonction de Jeff Sessions. Il a été investi dans la soirée, à 21h00, a précisé la Maison Blanche. Boente a assuré au Washington Post qu’il soutiendrait l’ordre présidentiel.
Signé vendredi, le décret interdit pendant 90 jours l’accès du territoire américain aux ressortissants en provenance d’Iran, d’Irak, de Libye, de Somalie, de Syrie, du Soudan et du Yémen, pendant 120 jours l’accueil de tout réfugié aux Etats-Unis, et suspend sine die l’accueil de tous les réfugiés syriens.
Deux nouvelles figures clés de la politique migratoire ont en outre été annoncées lundi par la Maison Blanche.
Elaine Duke, qui a officié sous l’administration Bush et Obama, va être nommé vice-secrétaire à la Sécurité intérieure, au côté de John Kelly, tandis que Thomas D. Homan dirigera l’agence de l’U.S. Immigration and Customs Enforcement, remplaçant son directeur intérimaire actuel.
Lundi, Barack Obama a fait entendre son opposition au décret par la voix de son porte-parole Kevin Lewis, qui a évoqué son “désaccord avec l’idée de discrimination pour des raisons de foi ou de religion”, et a dit l’ancien président “très touché par la mobilisation” qu’il observe aux Etats-Unis.
Premier Etat du pays à prendre une telle initiative, l’Etat de Washington, dans le nord-ouest, a annoncé lundi qu’il allait saisir la justice fédérale pour tenter d’obtenir l’invalidation du décret anti-immigration signé vendredi par Donald Trump.
Les autorités démocrates de Seattle estiment le texte contraire à la Constitution des Etats-Unis, notamment la clause garantissant l’égalité de traitement ainsi que les dispositions du Premier amendement relatives à la liberté religieuse.
Plusieurs procédures judiciaires individuelles ont été engagées sur les mêmes bases mais les décisions en référé de la justice fédérale suspendant l’expulsion de certains immigrants et réfugiés ont été inégalement suivies par les autorités.
Selon un document interne du département de la Sécurité intérieure consulté par Reuters, entre vendredi soir et lundi matin, 348 porteurs de visa ont été empêchés d’embarquer à bord d’avions à destination des Etats-Unis et 200 personnes arrivées dans les aéroports américains se sont vu refuser l’entrée.
Le département a accordé des dérogations autorisant 872 réfugiés à entrer aux Etats-Unis cette semaine, a-t-on appris dans ce même document.
Le gouvernement a assuré en outre au comité olympique américain que les athlètes provenant des pays cités par le décret pourraient se rendre aux Etats-Unis pour des compétitions internationales, a-t-on appris du comité.
Au Sénat, plusieurs sénateurs démocrates ont tenté de passer en force un projet de loi abrogeant le décret, porté par la démocrate Dianne Feinstein, mais le texte a été bloqué lundi soir par l’élu républicain Tom Cotton.


Obbadi niçois au dernier jour du mercato hivernal

Obbadi niçois au dernier jour du mercato hivernal
Désormais, c’est officiel. L’international marocain Mounir Obbadi vient de rejoindre, mardi dernier jour du mercato hivernal, les rangs du club français de l’OG.Nice. Ni la durée du contrat, ni le montant de la transaction n’ont été précisés, sachant que le joueur avait résilié au préalable son contrat avec la formation du LOSC, et ce pour des raisons personnelles après avoir été victime d’un cambriolage de sa maison en septembre dernier.
Pour les dirigeants niçois, club qui partage avec l’AS Monaco la pole position de la Ligue 1, l’arrivée d’Obbadi devrait constituer un plus pour les Aiglons. A 33 ans et après avoir défendu les couleurs de nombreux clubs, l’expérience du joueur marocain sera d’un grand apport pour une équipe niçoise qui aspire à terminer la saison en haut du tableau en vue de décrocher l’un des trois tickets de la Ligue des champions attribués directement aux clubs du championnat français.
Mounir Obbadi, retenu avec l’équipe nationale qui avait pris part récemment à la 31ème édition de la CAN au Gabon, rejoindra à l’OG Nice son compatriote Younès Belhanda dont le retour est prévu pour bientôt après avoir contracté une blessure juste avant la trêve hivernale.
Le cap de la trentaine déjà franchi depuis un bon moment, c’est un nouveau challenge qui se présente devant Mounir Obbadi qui aspire à retrouver le temps de jeu nécessaire et de pouvoir s’illustrer sous les couleurs niçoises, prouvant qu’il peut encore disputer une ou deux saisons au haut niveau.
Ayant fait ses premiers pas au Paris Saint-Germain sans avoir l’opportunité de jouer en équipe première, Mounir Obbadi a entamé sa carrière professionnelle avec les clubs d’Angers SCO (2004-2006) et de l’ES Troyes AC (2006-2013), avant de signer pour l’AS Monaco avec laquelle il avait évolué en Ligue 2 (2013-2014) et en Ligue 1 (2014-2015).
La page du championnat français tournée, le milieu de terrain marocain était parti au Calcio pour jouer sous les couleurs d’Hellas Verone en 2014-2015 avant de retourner en France pour s’engager avec Lille OSC (2015-2017).
Les prestations de Mounir Obbadi n’étaient pas faites pour passer inaperçues, devenant pour la première fois joueur international le 15 novembre 2005 à l’occasion d’un match amical entre le Maroc et le Cameroun, et comptant jusqu’ici 19 sélections.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer

L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
Le CMC a procédé au lancement pour la deuxième fois son enquête de perception sur l’attractivité de l’économie marocaine. Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon d’opérateurs économiques selon une méthodologie spécifique. Le CMC a choisi, après examen de plusieurs facteurs, une liste de 15 facteurs considérés comme les plus influents sur l’attractivité.
Le but de cette enquête est de mesurer l’évolution de l’attractivité du Maroc au fil des années, à travers un Indice stable, afin de vérifier l’impact des différentes politiques publiques sur ces facteurs et en conséquence sur l’attractivité économique du pays.
Les flux d’IDE restent le thermomètre principal de l’effet de l’attractivité de l’économie envers l’extérieur et les investissements nationaux pour l’attractivité interne.
A travers cette enquête, une partie importante des facteurs qui expliquent la faiblesse de ces deux agrégats économiques sera analysée.
Selon les résultats de cette deuxième enquête, l’indice de l’attractivité au titre de 2016 s’est situé à 49,1 sur une échelle de 100 points au lieu de 46,9 enregistré en 2015. Ainsi, la valeur de l’indice de l’attractivité s’est améliorée de 2 points Toutefois, cette valeur reste toujours inférieure à la moyenne (50 points).
Ce résultat dénote que l’attractivité de l’économie marocaine reste au-dessous de la moyenne par rapport aux jugements portés par les opérateurs sur les 15 facteurs les plus déterminants de l’attractivité économique au Maroc.
 


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
Selon la perception des opérateurs, la faiblesse de l’attractivité est due principalement au niveau de prévalence de la corruption, à la qualité de la justice, au niveau de la transparence des procédures administratives et à la faiblesse du pouvoir d’achat.
Afin d’améliorer l’attractivité de l’économie marocaine, les opérateurs économiques souhaitent qu’une attention particulière soit accordée à la qualité de la justice, au niveau de la transparence des procédures administratives, à la qualité des ressources humaines, à la qualité des institutions et au coût des facteurs de production.

Importance des facteurs de l’attractivité
Selon l’enquête de perception de l’attractivité de 2016, le premier facteur qui influence l’attractivité reste la qualité des infrastructures, la qualité des institutions et le coût des facteurs de production. Le reste de la liste se présente comme suit :

 


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
La situation actuelle des facteurs d’attractivité
Selon les résultats de l’enquête, seulement 6 facteurs d’attractivité sur 15 ont obtenu des notes supérieures à 5 points, il s’agit des facteurs suivants :

 


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
Alors que 5 facteurs ont reçu des notes faibles et doivent faire l’objet, en conséquence,
d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics, il s’agit de :


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
Le jugement direct des facteurs d’attractivité :
Selon les résultats de l’enquête et suite au jugement direct apporté à chaque facteur d’attractivité par les opérateurs, trois facteurs seulement ont été mal appréciés. La qualité des infrastructures reste pour 85% des opérateurs le facteur le plus important dans l’attractivité économique. L’etat de jugement des facteurs d’attractivité par les opérateurs économiques se présente comme suit :


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
1/ Qualité des institutions :
Seulement 53,6% (45,2% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
2/ Niveau de transparence des procédures administratives :
Seulement 17% (21,4% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à
l’attractivité dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
3/ Le délai d’octroi des autorisations d’investissement :
Seulement 36,5% (26,2% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
4/ La qualité des ressources humaines :
Seulement 36,6% (28,6% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
5/ Qualité de la justice :
Près de 53,6% (9,5% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
6/ La taille du marché intérieur :
Seulement 41,4% (30,9% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
7/ Le coût des facteurs de production :
Près de 53,6% (38,1% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
8/ Le pouvoir d’achat :
Seulement 34,1% (23,8% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
9/ Qualité des infrastructures :
Près de 56,1% (54,8% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité
dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
10/ La pression fiscale et les charges sociales appliquées aux entreprises :
Seulement 29,3% (23,8% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
11/ Le niveau de prévalence de la corruption :
Seulement 24,4% (16,6% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
12/ Les aides incitatives aux investissements administratives :
Près de 41,5% (33,3% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
13/ Les fondamentaux de l’économie marocaine :
Près de 51,2% (42,9% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité
dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
14/ L’accès au financement bancaire :
Seulement 39% (35,7% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité
dans les conditions actuelles.


L’attractivité de l’économie marocaine laisse encore à désirer
15/ Niveau de convertibilité du DH :
Seulement 39% (contre 28,5% en 2015) des opérateurs jugent ce facteur comme favorable à l’attractivité dans les conditions actuelles.