23 Jui 2017 21:15 : Les Nuits Cinéma du MMVI – 2èmes

Les Nuits Cinéma du MMVI - 2èmes
Deuxième édition de ses «Nuits Cinéma» pendant ce mois de Ramadan. Les projections auront lieu à l’auditorium du MMVI, tous les vendredis à partir de 21h15.

 

Pour la deuxième année consécutive, le Musée Mohammed VI d’Art Moderne et Contemporain organise ses «Nuits Cinéma»; des projections de films tous les vendredis du mois de Ramadan. La programmation de cette édition, qui a pour thématique les droits de l’Homme, a été réalisée en concertation avec le CCM et le CNDH.

 

 

PROGRAMME 

Vendredi 2 juin : A miles in my shoes, de Said Khallaf

Vendredi 9 juin : Ali, Rabiaa et les autres…, de Ahmed Boulane 

Vendredi 16 juin : Derrière les portes fermées, de Mohammed Ahed Bensouda

Vendredi 23 juin : Aida, de Driss Mrini

 

Entrée gratuite, accès dans la limite des places disponibles.
 

Cette année, la Fondation Nationale des Musées (FNM) s’est associée au Centre Cinématographique Marocain (CCM) et au Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH).

 

 

 

Soukaina Darabil: «Il n’existe pas un cinéma réel au Maroc»

Entretien avec Soukaina Darabil, comédienne

ALM : Vous vous affichez en ce mois de Ramadan dans le sitcom «Lkhawa» de Driss Roukh diffusé sur la 2ème chaîne 2M, que représente pour vous cette expérience et comment est née l’idée de votre participation ?

Soukaina Darabil : Ce n’est pas la première fois que j’obtiens des rôles dans une production audiovisuelle. J’ai joué dans diverses productions mais c’est la première fois que je participe avec Driss Roukh. Celui-ci m’a fait confiance en me confiant un rôle dans ce sitcom. C’était un plaisir de travailler avec lui. Il sait bien diriger les acteurs. Je n’ai pas trouvé de difficultés avec lui. On se comprend facilement car on détient la même culture. Je peux dire que le personnage de Soukaina c’était ma propre proposition. Je l’ai proposé au réalisateur et il a apprécié. Vous savez, dans un sitcom, des personnages ne doivent pas passer inaperçus. C’est pour cette raison que j’ai essayé de chercher le personnage de «Soukaina», une personnalité débile, innocente, plaisante qui parle d’une façon spontanée.

Comment s’est déroulé le tournage du sitcom ?

Le tournage s’est bien déroulé. La boîte de production nous a assuré toutes les conditions de travail. C’était une belle expérience. Je m’estime chanceuse d’avoir joué dans ce sitcom aux côtés d’une sélection de comédiens.

L’accent avec lequel vous parlez dans ce sitcom a suscité autant de réactions négatives sur les réseaux sociaux chez les Safiots. Qu’en pensez-vous ?

Le succès crée parfois des ennemis. Mais tout ce que je peux dire à ce sujet c’est que à la fin de chaque épisode, je reçois des réactions positives auprès d’une grande partie de gens dont des Safiots. Pour éclaircir les choses, dans le sitcom «Soukaina» vit à Safi mais est issue d’un douar situé dans la région de Abda. Les téléspectateurs vont remarquer que chaque comédien a trouvé sa façon de parler. D’autant plus, le sitcom met en valeur la région de Abda. D’ailleurs, la plupart des scènes tournées mettent en exergue les atouts de cette région, son patrimoine, l’art de l’Aïta, et son artisanat traditionnel.

Pourquoi on ne vous aperçoit pas dans des films cinématographiques ?

Il n’existe pas un cinéma réel au Maroc. Je préfère participer dans des projets qui apportent une valeur ajoutée à ma carrière. 

Des projets à venir ?

Actuellement, j’essaye de passer ce mois sacré avec ma famille. Il y aura un projet d’un long métrage dont le tournage aura lieu en septembre.

Un Trail écologique et solidaire de 12 km sous les étoiles du désert d’Agafay. LA PAUSE

Un Trail écologique et solidaire de 12 km sous les étoiles du désert d’Agafay. LA PAUSE

La parcours se situe dans le désert de Marrakech à 45 mn du centre ville – départ sur le site de LA PAUSE

http://www.lapause-marrakech.com/

L’esprit de cet évènement est de partager un moment sportif et spirituel au cours d’une soirée/nuit de pleine Lune.

Nuit du Ramadan – Soirée spirituelle
Accueil à partir de 18 h le samedi
Ftour d’avant course
Départ du Trail à 22h30
Diner à partir de minuit
Remise des prix
Musique Andalouse et Spectacle Traditionnel.
Petit déjeuner/Souhour

Parcours : 12 km – 250 m D+
Lampes frontales obligatoires.
Attention : Places limitées

Pour toutes demandes d’inscriptions :

Marrakech : le bureau de La PAUSE à Gueliz – +212 (0)6 61 30 64 94 ou +212 05 24 421 576

LES DOSSARDS SONT À RETIRER À PARTIR DE 17 h le 10 JUIN À LA PAUSE ET CE JUSQUE 45 MN AVANT LE DÉPART DE LA COURSE.

CONTACT : nomadsrun1@gmail.com
Clôture des inscriptions : 9 juin 2016

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Tanger-Tétouan-Al Hoceima : Vers l’amélioration de l’employabilité des jeunes non diplômés

25 d’entre eux ont bénéficié d’une formation pour leur intégration dans la vie professionnelle.

La convention liant l’Anapec à l’Agence pour la promotion et le développement du Nord (APDN) et l’OFPPT vise la formation et l’emploi de 3.000 jeunes non diplômés à l’horizon 2020 dans la région.

L’insertion professionnelle des jeunes sans diplôme est parmi les priorités dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. A cet effet, 25 jeunes non diplômés viennent de bénéficier d’une formation pour leur intégration dans la vie professionnelle à Tétouan. Cette initiative est le fruit de deux conventions conclues par l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec) et ses partenaires visant à former et à insérer à l’horizon 2020 près de 8.000 jeunes non diplômés marocains, mais aussi des migrants ayant déjà bénéficié des campagnes de régularisation mises en place au Maroc.

L’objectif commun de ces deux conventions est de contribuer à l’amélioration de l’employabilité de cette catégorie de la population, considérée généralement parmi les plus difficiles à insérer professionnellement. La première lie l’Anapec au conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et visant l’insertion professionnelle de quelque 5.000 jeunes non diplômés à l’horizon 2020. Surtout que cette région, en particulier Tanger, continue d’être une destination de choix pour les entreprises opérant dans les secteurs d’activités les plus pourvoyeurs d’emploi. Parmi ces secteurs clés de l’économie, figure l’automobile qui est considérée comme le grand employeur des jeunes dans la zone Nord. Le conseil régional est engagé, en vertu de cette première convention, à apporter le financement de toutes les mesures pour réussir cette initiative des deux parties contractantes. Il est chargé, en plus de sa contribution à l’amélioration de l’employabilité des jeunes non diplômés, d’accompagner et de soutenir 320 porteurs de projets ayant déjà pu démarrer leurs activités dans les différents secteurs. La région est engagée de même à apporter son appui en faveur de la mobilité des chercheurs et postulants sur le marché du travail, et ce à l’horizon 2020.

Concernant la deuxième partie, en l’occurrence l’Anapec, elle a pour mission de proposer la liste des jeunes non diplômés inscrits auprès de ses différentes représentations dans la région et selon les critères exigés dans le cadre de cette première convention. L’Agence est engagée dans ce même contexte d’assurer le suivi des opérations de formation conformément au planning préétabli. Elle est également chargée d’accompagner les bénéficiaires de cette initiative dans leur processus de formation et d’insertion professionnelle.

Alors que la deuxième convention liant l’Anapec à l’Agence pour la promotion et le développement du Nord (APDN) et l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) vise la formation et l’emploi de 3.000 jeunes non diplômés à l’horizon 2020 dans la région. L’agence est chargée, comme à son habitude et en vertu de cette deuxième convention, de proposer la liste des candidats correspondant aux profils recherchés jusqu’à l’accompagnement dans leur insertion professionnelle. Concernant l’OFPPT, celui-ci est engagé à assurer l’élaboration, la réalisation et le suivi du programme de formation validé par les employeurs. Quant à la troisième partie, en l’occurrence l’APDN, celle-ci est chargée d’assurer le financement des actions de formation dans toutes leurs phases de réalisation, tout en participant au suivi d’avancement de chaque projet prévu dans le cadre de cette deuxième convention.

Nouvelles manifestations à Al-Hoceima

Nouvelles manifestations à Al-Hoceima
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi soir dans les rues d’Al-Hoceima pour demander la libération de Nasser Zefzafi arrêté lundi par la police.
Les manifestants ont envahi les rues du quartier de Sidi Abed, non loin du centre-ville, vers 22H00 locales (et GMT) après la rupture du jeûne, a rapporté un vidéaste de l’AFP.
Les forces antiémeutes se sont déployées sur une place non loin du boulevard Tarik Ibnou Ziyad, pour tenter de les empêcher de se rassembler. Elles ont ensuite reculé sous la pression des contestataires, dans un face-à-face tendu mais sans incident.
Vers 23H00 locales (et GMT), la manifestation se poursuivait tandis que les contestataires criaient «Nous sommes tous Zefzafi», brandissant par centaines ses portraits photocopiés.
Leader de la contestation populaire qui secoue depuis octobre la région du Rif, ce dernier a été interpellé lundi matin par la police pour «atteinte à la sécurité intérieure».
Depuis vendredi, la ville d’Al-Hoceima est en ébullition. Des heurts nocturnes ont opposé manifestants et policiers pendant le week-end. Près de 3.000 personnes se sont rassemblées lundi soir sans incident. Ils étaient encore plus nombreux mardi soir, a-t-on constaté.
«Je suis fier de mon fils, il a agi en homme», a déclaré à l’AFP la mère de Zefzafi, présente dans la manifestation de mardi. «Il n’a rien fait d’autre que de manifester pacifiquement pour des revendications légitimes», a-t-elle commenté en pleurs.
Pour sa part, le père de ce dernier s’est adressé mardi aux participants à la manifestation du quartier de Sidi Abid pour leur affirmer qu’il s’est rendu sur place pour «s’assurer de la continuité du Hirak» et les appeler  à conserver le caractère «pacifique» des protestations.
Les manifestants portaient des banderoles proclamant: «Libérez les prisonniers, ou mettez-nous tous en prison!».
Selon des images diffusées sur les réseaux sociaux, des manifestants se sont également rassemblés dans la ville voisine d’Imzouren, sous une forte présence policière.
A Rabat, un rassemblement de quelques dizaines de personnes a été dispersé par la police devant le Parlement et les forces de l’ordre sont également intervenues à Casablanca contre un rassemblement similaire près de la préfecture, a rapporté la presse marocaine.
La police a procédé depuis vendredi à une quarantaine d’arrestations, visant essentiellement le noyau dur du «Hirak» (la mouvance, nom du mouvement qui anime la contestation depuis six mois), selon un dernier décompte officiel publié lundi soir. 25 d’entre elles ont été déférées devant le parquet.
Leur procès s’est ouvert mardi mais a été immédiatement reporté au 6 juin, à la demande de leurs avocats qui se sont par ailleurs inquiétés de mauvais traitement pendant leur détention. Sept autres suspects ont été remis en liberté provisoire en attendant leur procès. Sept autres ont été libérés sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux.
Selon l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH), le nombre des interpellés dépassait lundi les 70 dans toute la province.


Faits marquants du championnat de football

Faits marquants du championnat de football
Le rideau est tombé sur la saison footballistique 2016-2017, sanctionnée par la consécration du WAC et la relégation du KAC et de la JSKT. L’exercice ne se limitait pas à ces deux faits mais bien d’autres l’ont caractérisé dont voici
quelques évènements marquants.

Azaou, la révélation
Il a réussi à seulement 22 ans la fusion parfaite entre précocité et efficacité. Leader du classement combiné avec douze buts et 5 passes décisives en 28 matchs, il est directement impliqué dans la quasi-moitié des buts du DHJ (17 sur 45). Show dribbleur, avaleur d’espaces et croqueur de défenses, le nouvel attaquant de l’équipe nationale qui devait honorer sa seconde sélection face aux Pays-Bas, a ainsi laissé sur cette saison une trace aussi large que profonde. Il a fait aussi chavirer les cœurs, au-delà du périmètre de sa ville d’adoption, El Jadida. Suivi par plusieurs mastodontes africains dont Al Ahly, sa préférence et celle de ses dirigeants vont de l’autre côté des Alpes où il est ardemment courtisé par le FC Lausanne-Sport, pensionnaire de la deuxième division du championnat helvétique. Mohamed Ounajem aurait pu, lui aussi, prétendre à ce titre honorifique. L’ailier du Wydad de Casablanca a martyrisé les défenses adverses qui n’osaient plus intervenir dans ses pieds, tant ses appuis et dribbles sont déroutants. Cependant, il paie son manque d’efficacité dans le dernier geste, puisqu’il ne compte que 7 passes décisives et 3 buts en 26 titularisations.

Le but de Jbira tweeté
par Didier Roustan

Tout part d’une relance dans l’axe de Mohamed Oulhaj à 20 mètres de son but, qui casse les lignes et élimine 5 joueurs du DHJ. Le ballon atterrit dans les pieds de Samson Mbingui qui enchaîne contrôle-passe pour décaler Abdeljalil Jbira sur le côté gauche, la suite est un pure régal. Le latéral  du Raja prend appui aux abords de la surface de réparation sur Abdelilah Hafidi qui lui remet instantanément avant de voir son coéquipier lui rendre la pareille d’une sublime talonnade. Toujours en une touche, le virevoltant ailier des Aigles verts prolonge le cuir vers Mahmoud Benhalib et prend l’espace derrière le dos du latéral jdidi. L’avant centre des Verts lance A. Hafidi dans la profondeur, ce dernier centre à ras de terre pour Jbira, encore lui, qui a suivi l’action et envoie le ballon au fond des filets. 5 joueurs concernés, 12 touches de balle, le tout en 13 secondes. L’absence d’impact sur le résultat n’occulte en rien la beauté de cette réalisation, car c’est un but qui mélange tous les ingrédients du football moderne : prise d’espace, fluidité de passe, qualité technique et mouvement permanent, en somme, une action à montrer dans toutes les écoles de football. Et ce n’est pas Didier Roustan, célèbre chroniqueur sportif français au look vestimentaire extravagant qui nous contredira, après avoir relayé l’action sur les réseaux sociaux, en ne tarissant pas de superlatifs.

Chikatara : le «big» couac
Pendant que William Jebour enchaîne les buts puis serre les dents, épuisé par l’enchaînement des matchs, sa doublure attitrée, le Nigérian Chikatara, Elvis de son prénom, cire les pistes de danses autant que le banc de touche. Alors qu’il a été précédé par le statut d’attaquant athlétique, doté d’une incroyable puissance et mobilité après une CHAN 2016 convaincante, où il a inscrit 4 buts en autant de matchs, poussant le Wydad à payer sa clause libératoire estimée à 370.000 euros, il n’a jamais réussi à assumer l’aura qui lui a été adossée. Sans doute parce qu’il n’est jamais parvenu à s’extirper des remous d’une vie extra-sportive incompatible avec la carrière de footballeur de haut niveau pour les uns, ou des envies prononcées d’ailleurs pour les autres. Et on ne peut pas dire que les courtisans se bousculent aux portes du Complexe Mohamed-Benjelloun pour un joueur qui totalise 4 petites minutes en championnat pour évidemment aucun but inscrit.

Une soirée à oublier à Marrakech
Cela devait être une soirée de football au Grand stade de Marrakech, un match pouvant repositionner les Verts en tête du classement, au nez et à la barbe du sempiternel rival, le Wydad. Ce mardi 11 avril aura été celui de la honte. Le piètre spectacle sur la pelouse qui a accouché d’un nul vierge, a été éclipsé par des scènes lamentables dans les tribunes où l’on a notamment vu de violentes échauffourées entre les membres de deux factions rivales des Ultras Verts, Greens boys et Ultras Eagles, ce qui a nécessité une intervention musclée des forces de l’ordre. Plusieurs blessés et arrestations ont eu lieu après ces incidents qui ont causé des dégâts matériels dans le stade et nous renvoie à l’une des plus sombres tragédies de l’histoire du football marocain, lorsque le soir d’un samedi 19 mars 2016, le Complexe Mohammed V a été le théâtre d’affrontements entre les mêmes supporters, qui ont fait deux morts et 54 blessés.


La loi organique sur le droit de grève remise sur les rails : Mettre un terme à une anomalie vieille d’un demi-siècle

La loi organique sur le droit de grève remise sur les rails : Mettre un terme à une anomalie vieille d’un demi-siècle
Toutes les Constitutions du Royaume depuis 1962 disposaient que «le droit de grève est garanti. Une loi organique fixe les conditions et les modalités de son exercice ». Pourtant, elle n’a pas vu le jour jusqu’à aujourd’hui.
Selon Said Khomri, professeur de droit constitutionnel à la FSJES de Mohammedia, l’absence d’une loi relative au droit de grève depuis les années 60 est due essentiellement à l’absence d’un consensus entre tous les acteurs intéressés par ce sujet, en l’occurrence les représentants des travailleurs, le patronat et le gouvernement, tout en rappelant que le dialogue social avait été mis sous le boisseau durant le gouvernement Benkirane.
Notre interlocuteur nous a, par ailleurs, précisé qu’après l’adoption de la Constitution 2011 qui a consacré les droits fondamentaux en son titre II, y compris le droit de grève (article 29), il est totalement inconcevable que six années après, cette loi organique n’ait pas encore vu le jour.
Pourtant, l’un des engagements pris sur le plan social par le gouvernement Saad Eddine El Othmani consiste en l’adoption de celle-ci.
Aussi, le ministère de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle aurait, selon des sources médiatiques, préparé un nouveau projet de loi portant le n°97.15 et relatif aux modalités d’exercice du droit de grève. Celui-ci devrait, en toute vraisemblance, être prochainement débattu par le Parlement. Pour en avoir confirmation, nous avons, en vain,  contacté à plusieurs reprises le ministre chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, et le ministre de l’Emploi, Mohammed Yatim. Tous deux étaient, en effet, aux abonnés absents.
Toujours selon les mêmes sources, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) aurait retiré de la Chambre des conseillers son projet de loi organique relatif au droit de grève.
Ce droit, d’après Jamal Belahrach, doit être pratiqué sous condition. Il s’agit en l’occurrence de « l’obligation de donner un préavis de grève; le recours, avant le déclenchement de la grève, aux procédures de conciliation, de médiation ou d’arbitrage, dans la mesure où il s’agit de procédures appropriées, impartiales et rapides, auxquelles les intéressés peuvent participer à toutes les étapes; l’obligation d’avoir l’accord d’une certaine majorité de travailleurs pour déclencher la grève et d’atteindre un certain quorum, de prendre les dispositions nécessaires pour l’observation des prescriptions de sécurité et la prévention des accidents; l’obligation d’assurer un service minimum dans certains cas ; l’obligation de respecter la liberté du travail à l’endroit des non-grévistes ».
Dans l’attente, le Maroc ne semble toujours pas pressé de ratifier la Convention N° 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948. Laquelle permet justement de protéger, fût-ce indirectement, l’exercice de ce droit.


Les Nuits de Ramadan de l’IF animeront onze villes marocaines

Les Nuits de Ramadan de l’IF animeront onze villes marocaines
Nées à El Jadida, il y a dix ans, puis étendues à tous les Instituts français du Maroc, les Nuits du Ramadan sont de retour pour une 11ème édition, du 2 au 6 juin, dans onze villes marocaines, à savoir El Jadida, Casablanca, Agadir, Fès, Kénitra, Marrakech, Meknès, Oujda, Rabat, Tanger et Tétouan, ont annoncé les organisateurs mardi soir à El Jadida, lors d’une conférence de presse pour la présentation de cette édition. Initiée par l’Institut français du Maroc en partenariat avec les principaux acteurs culturels des régions et des villes concernées, cette édition a programmé plus de 35 concerts qui seront donnés par une pléiade d’artistes venant de différents horizons, a indiqué le directeur de l’Institut français d’El Jadida, Damien Heurtebise. Parmi eux, le groupe jordanien «Jadal», l’ensemble palestinien «47Soul», le groupe franco-marocain «Gabacho Maroc», les musiciens algéro-québécois de «Labess», ou encore les artistes maroco-sénégalais Nuru Kane & Bayefall Gnawa. «Les rythmes et sonorités rock, électroniques, latines et, bien évidemment africaines et marocaines apporteront une harmonie spirituelle, incitant au voyage des sens et à la découverte de nouveaux horizons , a-t-il dit, soulignant que cette manifestation culturelle est «l’occasion de partager les valeurs universelles de dialogue, de tolérance et de respect». «Réunissant des musiciens venant de différents horizons qui partagent les valeurs universelles de dialogue, de tolérance et de respect, les Nuits du Ramadan mettront cette année l’accent sur une musique aux couleurs de l’exil, de la migration et du métissage culturel», a-t-il fait savoir.
Le groupe jordanien Jadal, une référence de la pop rock jordanienne, est une formation qui propose un répertoire de chansons originales qui traitent de questions sociales et sociétales, en revendiquant une identité d’”Arabic rock”.
 S’agissant du groupe palestinien 47Soul, ses membres ont leurs racines à Bilad Al-Sham, à la jonction de Amman et de la Galilée, du plateau de Golan et de Ramallah. Les influences électroniques et urbaines qui résonnent dans leurs morceaux les distinguent parmi la nouvelle génération d’artistes électroniques et hip-hop de tous horizons.
Gabacho Maroc, également à l’affiche, est une formation haute en couleur basée en France. Sur scène, ce sont huit musiciens français, marocains et algériens, menés par le chant et le guembri de Hamid Moumen, métissant des compositions s’inspirant de l’héritage gnaoua, de l’afro, de la tradition berbère, du jazz. Quant au groupe Labess, cette formation propose de découvrir la beauté et la richesse de sa musique, fusion de rumba gitane, flamenco et musiques traditionnelles d’Afrique du Nord.