La première journée d’examens dans un lycée à Casablanca
Un cas de triche avec téléphone portable
Seule dans son coin Karima, en pleurs, a été surprise en train de tricher avec son téléphone portable. Accroupie au sol elle regrette son geste car elle sait ce qu’elle encourt. «Je ne veux pas partir d’ici, je ne sais pas ce que je vais dire à ma famille. On m’a surprise en train de tricher avec mon téléphone pendant l’examen d’arabe ce matin, je regrette. Les surveillants me l’ont confisqué». Les employés du lycée tentent tant bien que mal de la calmer, mais en vain. Celle-ci refuse de quitter les lieux. Maths, anglais, français ou arabe, c’est le même rituel chaque année, mais pas les mêmes épreuves et comme partout au Maroc les lycéens passent leurs examens la boule au ventre pour la plupart. Pour d’autres c’est la consécration du dur labeur. Comme c’est le cas d’Amina, en sortant de la salle d’examen elle confie : «Je suis vraiment satisfaite de mes réponses, j’ai bien préparé et je suis confiante que ma note sera bonne».
Accompagnée de sa mère, celle-ci explique qu’elle est aux côtés de sa fille pour la soutenir car elle a vu tout le travail qu’elle a fourni au cours de l’année. «Je me vois en elle», indique-t-elle toute émue. Élève au même lycée, Ahmed est pour sa part resté passible, le visage fermé il souligne: «J’ai répondu aux questions mais je ne sais pas si elles sont correctes. Vous savez, ça dépend maintenant des correcteurs». A côté de la porte de sortie, Ahlam, quant à elle, est dubitative : «Je m’attendais à la question posée ce matin au cours de l’examen de l’arabe. Par contre l’après-midi on a l’examen des langues étrangères, et ce n’est pas mon point fort. A vrai dire, j’appréhende cette épreuve et j’espère qu’avec un peu de chance j’aurai la moyenne». La lycéenne explique qu’elle a choisi l’anglais comme seconde langue étrangère. Pour d’autres ce sera l’allemand ou l’espagnol.