Mortes écrasées, asphyxiées sous le panier de la honte

Mortes écrasées, asphyxiées sous le panier de la honte
15 femmes sont mortes, dix autres hospitalisées dont trois  évacuées vers le CHU de Marrakech le 19 novembre 2017. Tel est le bilan mortel de la tragique bousculade qui a eu lieu dimanche dans la commune rurale de Sidi Boulaalem relevant du cercle de Taftecht de la province d’Essaouira. Plusieurs centaines de femmes ont afflué de la province, de Safi et de Chichaoua même afin de profiter « d’un panier mortel » de 150 dirhams distribué par une association locale présidée par un certain imam.
«Constatant le nombre élevé des demandes, les femmes avaient commencé à se bousculer  pour toucher leurs paniers. C’était dramatique, honteux et on ne peut plus scandaleux ! Une association qui organise une action de bienfaisance en fanfare et dans la pagaille pour la cinquième année consécutive au vu et au su des autorités locales et élues et en commémoration de la Marche Verte ! L’année dernière, on avait frôlé la catastrophe faute d’organisation»,  a témoigné un habitant de la commune.
D’où vient cet argent ? Qui sont ces mécènes ? Quelle comptabilité dressent-ils de leurs actions ? Déclarent-ils leurs sources de financement ? Et pourquoi tout ce tapage pour une action de bienfaisance censée se dérouler dans la discrétion la plus totale ?
« Ces actions d’humiliation doivent cesser à tout prix. Comment un imam peut-il se permettre de toucher à la dignité de plusieurs centaines de femmes dans le cadre d’une distribution de denrées alimentaires au cœur du souk ? Pourquoi tolère-t-on encore ce genre d’actions de bienfaisance sujettes à une grande polémique politique à chaque exercice électoral ? »,s’est indigné un acteur associatif à Essaouira.
Relaxé par les services de la Gendarmerie Royale après un long interrogatoire, le président de l’association en question considère qu’il n’y a eu aucun manquement de sa part.
«  Nous avons tout préparé, le nombre de paniers à distribuer était élevé mais les femmes ont commencé à se bousculer à cause d’une prétendue pénurie de denrées alimentaires. Je considère qu’il n’y a eu aucun manquement de notre part » Des arguments, entre autres, avancés par l’imam « du panier mortel » resté calme et indifférent devant ce drame qui a coûté la vie à 15 pauvres femmes.
 « Le gouvernement Benkirane  n’avait pas raté l’occasion pour annoncer en fanfare les montants et les sources de financement des associations marocaines œuvrant dans plusieurs domaines afin de discréditer leurs actions auprès de l’opinion publique. Des subventions pourtant  autorisées et contrôlées par le Secrétariat général du gouvernement. Mais qu’en est-il des milliards qui circulent  au-delà de tout contrôle  sous la bannière des actes de bienfaisance ? Qui contrôle cet argent ?», a protesté un acteur associatif contre les deux poids deux mesures du gouvernement.
Des enquêtes judiciaire et administrative ouvertes, les officiels de la région se sont précipités l’après-midi à Essaouira pour suivre de près l’affaire, l’état de santé des blessées et constater les sentiments d’indignation qui font l’unanimité dans cette province aux indicateurs de précarité alarmants.
 


A la recherche des cerveaux subsahariens

A la recherche des cerveaux subsahariens
 Prendre la courageuse décision de quitter le cocon familial pour privilégier des études à l’étranger est une volonté animée par des raisons aussi nobles que multiples. Tout d’abord, c’est un projet sociétal permettant de se construire un avenir, apprendre une langue étrangère, ou encore découvrir une nouvelle culture. Plus que ça, c’est en quête d’un enseignement de qualité que les 18000 étudiants africains originaires de 42 pays poursuivent leurs études au Maroc. Des statistiques, que le Forum de l’étudiant africain entend accroître de façon pérenne et exponentielle, d’autant plus que chaque étudiant étranger participe à l’économie du pays en dépensant la coquette somme de 75.000 DH annuellement.
Fruit de l’étroite collaboration qui régit la relation entre le Centre marocain de promotion des exportations (Maroc Export) et le Groupe l’étudiant marocain, spécialiste de l’information et l’aide à l’orientation, la plateforme du Forum de l’étudiant marocain se veut être la plaque tournante du processus qui vise à promouvoir le Royaume du Maroc comme valeur sûre dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la formation, mais aussi soutenir leur développement.
La caravane Edu Maroc, lancée à l’orée de l’année 2014, peut déjà se targuer d’avoir établi un contact concret, en allant prospecter sur des terres subsahariennes, estimées comme marchés à fort potentiel de recrutement estudiantin : le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Congo Brazzaville et la République démocratique du Congo.
Cette plateforme de promotion offre donc une exposition continentale à ces établissements supérieurs ou de formation dont la moyenne des frais d’inscription et de scolarité ne dépasse pas les 50000 DH par an. Par ces réunions, le Forum dont le financement est assuré à hauteur de 66 % par Maroc Export et 34 % par les établissements participants, dissémine informations et conseils à tout bout de champ, mais permet également à ses visiteurs de passer des tests et des entretiens, ou encore de procéder sur place aux inscriptions. Lesdits forums sont agrémentés de rencontres entre les acteurs de l’éducation de chaque pays, sous forme de réunion B to B (entre entreprises).
Fort d’une satisfaction générale des participants et d’un retour positif des étudiants, à travers les 10 événements organisés depuis son lancement, le Forum aura bénéficié aux 40 établissements participants dont 36 établissements supérieurs et quatre de formations professionnelles. De ce fait, les différents rapports de résultats relatifs aux 4 forums précédemment organisés font état de plus de 1400 inscriptions d’étudiants
Quand il s’agit d’ambition, le Forum de l’étudiant africain n’est pas en reste. Ainsi, porté par l’intérêt grandissant des jeunes africains quant à la poursuite de leurs études sur le sol marocain, le Forum de l’étudiant africain prévoit d’étendre son champ d’action à plus de 15 pays, tels que le Mali, la Mauritanie ou encore la Guinée Conakry. De plus et au-delà de l’aspect physique de la caravane arpentant l’Afrique en quête de notoriété, l’alternative d’organiser des Forums virtuels est fortement envisagée, grâce aux nouvelles technologies d’information et de communication, et notamment le Web. Une formule qui présente l’avantage de réduire les distances entre les étudiants africains et les établissements marocains, en s’appuyant sur des standards interactifs. Il est aussi prévu la distribution d’un support papier d’information et de promotion en format tabloïd au sein des lycées et autres établissements supérieurs des pays jouissant d’un marché à fort potentiel.


J’ai mal en mon pays

J’ai mal en mon pays
J’ai trop mal en mon pays. J’ai honteusement honte.
Normal ? Est-ce une fatalité que de crever pour une misérable poignée de denrées alimentaires dans « le plus beau pays du monde » ?
Nous sommes tellement nuls, tellement pitoyables et affreusement ridicules que si nous daignons, cette fois, descendre de notre tour d’ivoire, c’est parce que, tout bêtement, il y a eu des morts, alors que l’horrible crime est prémédité, et cyniquement préparé tous les jours que le bon Dieu fait. Il n’y a pas que dans cette bourgade devenue subitement, et tout aussi tristement célèbre, que cette insoutenable ignominie est perpétrée.
La mort est cette fois physique. Et c’est justement ce qui nous fait sortir enfin de nos gonds, juste le temps d’oublier pour passer à autre chose de plus sympa en attendant une autre tragédie. Mais on ne bouge pas le petit doigt, alors que la dignité n’en finit pas à longueur d’année d’être bafouée et d’encaisser des coups fatals.
Ce n’est pas pour rien que des milliers de misérables se sont amassés et entassés, au risque de leur vie, pour un panier de misère.
Certes, il y a la pauvreté, il y a besoin et nécessité, mais il y a aussi la dignité. Or, quand on a œuvré à ériger carrément le misérabilisme en culture, il ne faut pas s’étonner si la dignité fout le camp.
Il faut faire gaffe cependant. Entre les autorités qui ont laissé faire comme cela c’est le cas dans ce patelin depuis cinq longues années, comme cela se fait partout ailleurs et l’Intérieur qui évoque effrontément «un incident» au lieu de reconnaître que c’est d’un drame insoutenable et d’une tragédie insupportable qu’il s’agit ou ce « mécène » trop désintéressé, à ce qu’il paraît, bien que dans une barbe et gandoura à l’air innocents, il cherche plutôt à se faire une place de choix ici-bas et dans l’au-delà…, on n’a que l’embarras du choix pour définir les responsabilités.
Devrait-on rappeler à ce bonhomme dévot  que de par les valeurs humaines et le référentiel auquel il s’identifie, la discrétion est fort recommandée en de telles situations.
Sans oublier tous les autres. Nous autres qui nous nous complaisons tellement dans un confort pseudo-réel ou supposé, nous détournant des malheurs et de la misère d’autrui. Ceux de tout un pays.
Basta ! De cet égoïsme débordant. De ce laisser-aller dégoûtant. De ces responsables irresponsables. De cette impunité répugnante.
Franchement! Mais c’est tous les jours qu’il doit y avoir des séismes, et au plus haut degré qui soit,  dans le plus beau pays du monde.


Le WAC peine à s’imposer en championnat national

Le WAC peine à s’imposer en championnat national
 La huitième journée du championnat national de football, Botola Maroc Telecom D1, dont les débats ont eu lieu en fin de semaine, aurait été fatale à deux entraîneurs, en l’occurrence Abdelhak Benchikha et Badou Zaki devant être débarqué bien avant la fin du premier tiers du concours.
Pour le technicien algérien, c’est officiel. Benchikha a présenté samedi sa démission au bureau dirigeant du MAT suite à la sixième défaite du club cette saison devant le CRA par 2 à 0. Une défaite qui a précipité le départ d’Abdelhak Benchikha appelé à la rescousse après la séparation du club avec Fouad Sahabi qui, apparemment, avait le flair et avait compris que la situation sera compliquée pour le MAT cette saison.
D’ailleurs après huit manches, le Moghreb de Tétouan, coaché désormais par Youssef Fertout, ne compte aucune victoire contre un nul et six défaites, ce qui lui vaut d’occuper le fauteuil de cancre de service avec un tout petit point, derrière le WAC qui peine encore à pouvoir s’imposer.
En accueillant à huis clos, dimanche au Complexe Moulay Abdellah à Rabat, le RAC, d’aucuns ne donnaient pas cher de la peau du promu et voyaient le Wydad signer son premier succès après une défaite d’entrée devant le FUS et deux nuls de rang face à l’AS FAR et au RCOZ. Un scénario qui n’a pu prendre forme et le Racing, accrocheur, est en droit de se targuer de sa bonne opération en décrochant le nul blanc n’arrangeant point les affaires des Rouges qui affronteront ce mercredi le DHJ pour le compte de la mise à jour (4è journée) du calendrier.
Comme précité, si pour Abdelhak Benchikha, le divorce est consommé, pour Badou Zaki, la séparation est plus qu’imminente et elle devait avoir lieu hier après la rencontre du concerné avec le président du club.
A rappeler que l’IRT avait cédé le pas vendredi à Safi face à l’OCS (2-0), club qui, à la surprise générale, partage la pole position (13 pts) avec le HUSA accroché, dimanche à domicile, par l’AS FAR dans un match à rebondissements. Les Soussis qui menaient par 2 à 0 n’ont pas vu venir les Militaires qui n’ont rien lâché pour décrocher un nul amplement mérité.
Dans le derby du Tadla, le RCOZ a stoppé la bonne marche de l’OCK, scellant les débats de cette confrontation sur la marque de 1 à 0. Les hommes de Bakkari ont assuré l’essentiel pour se hisser au troisième poste aux côtés de l’AS FAR (12 pts), contrairement aux Khouriguis qui chutent au 10ème rang avec un total de 9 points.
Enfin, le match qui a mis aux prises le CAK avec le KACM s’est achevé sur une issue de parité (0-0), sachant que cette journée a été amputée de deux rencontres, FUS-RCA prévu ce jeudi et DHJ-RSB non encore programmé.
Ces deux matches ont été ajournés en raison de l’engagement du Raja et du DHJ en finale de la Coupe du Trône, rencontre sanctionnée par un huitième sacre des Verts après recours aux tirs au but (1-1, 3 -1 aux t-a-b).

 


Merkel confrontée à une crise politique sans précédent en Allemagne

Merkel confrontée à une crise politique sans précédent en Allemagne
 Angela Merkel cherche lundi une issue à la crise en Allemagne après son échec à former un gouvernement, un séisme politique qui pourrait s’achever sur de nouvelles législatives et une fin de parcours pour la chancelière.
Depuis la fondation de la République fédérale d’Allemagne en 1949, ce n’était jamais arrivé: le pays n’a pas de majorité pour être gouverné. Dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois de tergiversations et de négociations, les conservateurs de Mme Merkel (CDU-CSU), les libéraux (FDP) et les écologistes n’ont pas réussi à former de coalition gouvernementale.
Faute d’alternative, la première puissance économique européenne se prépare à des semaines ou mois de paralysie, sur le plan national comme en Europe.
En l’état actuel des choses, des élections anticipées semblent la solution la plus probable, Mme Merkel ayant exclu un gouvernement minoritaire et ses anciens alliés sociaux-démocrates (SPD) ayant bruyamment refusé toute coalition sous l’égide de la chancelière.
Les Allemands pourraient donc devoir retourner aux urnes début 2018, alors qu’ils venaient fin septembre d’élire leurs députés.
Angela Merkel devait  s’entretenir lundi avec le président Frank-Walter Steinmeier qui joue un rôle institutionnel clé pour mettre en oeuvre une dissolution. Celui-ci a laissé entendre dimanche qu’il prendrait son temps, ce scénario n’ayant pas ses faveurs.
“La chancelière et chef de parti va parler aujourd’hui avec le président fédéral (…) et c’est le président fédéral qui a l’initiative”, a indiqué le secrétaire général de la CDU, Peter Tauber.
Selon la loi fondamentale, le président convoque l’élection du chancelier au Bundestag. Si le candidat échoue à obtenir une majorité absolue par deux fois, soit il se lance avec un gouvernement minoritaire, soit le chef de l’Etat dissout le Parlement.
La chancelière a, par ailleurs, annulé une rencontre prévue lundi avec son homologue néerlandais Mark Rutte.
Dans la nuit, elle a promis de “tout faire pour que ce pays soit bien dirigé au cours des semaines difficiles à venir”. Mme Merkel reste en poste pour, comme depuis un mois, expédier les affaires courantes.
Quoiqu’il arrive, son avenir s’assombrit après 12 ans au pouvoir. Elle avait déjà remporté les législatives de septembre avec le pire score depuis 1949 pour son parti conservateur. En cause, une hémorragie de voix vers l’extrême droite (AfD), portée par un mécontentement croissant face à l’arrivée de plus d’un million de migrants en 2015-2016.
Son échec à former un gouvernement est un tel séisme que le magazine de référence Der Spiegel juge que le pays est confronté à son “moment Brexit allemand, son moment (Donald) Trump”.
“La méthode Merkel –un pragmatisme sans limite et une flexibilité idéologique maximale– est arrivée à sa fin”, poursuit le Spiegel.
Mais en cas de législatives anticipées, avec ou sans Merkel, rien ne garantit que le résultat du nouveau scrutin soit différent du précédent.
L’entrée en force à la Chambre des députés de l’AfD a donné au pays une assemblée sans majorité évidente.
Et ce parti, qui a placé au cœur de son programme un discours anti-migrants, anti-islam et anti-Merkel, pourrait donc capitaliser sur l’échec de la chancelière.
Car c’est principalement sur la question de l’immigration et des suites de la politique généreuse d’accueil des demandeurs d’asile d’Angela Merkel que les tractations ont buté. Les Conservateurs et libéraux voulaient serrer la vis quand les Verts prônaient plus de générosité.
Les chefs de l’AfD Alexander Gauland et Alice Weidel se sont donc réjouis “d’éventuelles nouvelles élections”.
Le chef des libéraux Christian Lindner, qui a rompu les pourparlers durant la nuit, était lui accusé par certains politiques et éditorialistes d’avoir fait échouer les négociations à des fins électoralistes.
Peter Tauber a jugé qu’il “n’y avait aucune raison pour qu’il quitte la pièce” et l’écologiste Reinhard Bütikofer a accusé M. Lindner de faire dans “l’agitation populiste” en adoptant des positions intransigeante sur l’immigration.
M. Gauland a même estimé que le chef libéral donnait “l’impression de s’être attribué les positions de l’AfD”
L’intéressé a, lui, assuré qu’il n’avait fait que se rendre à l’évidence: les positions des uns et des autres étaient trop éloignées.
La situation en Allemagne est aussi une mauvaise nouvelle pour les partenaires européens de l’Allemagne, la France en particulier dont le président Emmanuel Macron a présenté en septembre des propositions de relance de l’Union européenne et de la zone euro.
M. Macron a d’ailleurs souligné lundi que Paris n’avait “pas intérêt” à ce que la situation empire outre-Rhin.


Nouvelles normes de travail dans l’industrie de la pêche

Nouvelles normes de travail dans l’industrie de la pêche
 Donner une impulsion aux efforts mondiaux visant à garantir un travail décent aux 38 millions d’hommes et de femmes employés du secteur de la pêche. Tel est l’intérêt de  la Convention n° 188 de l’OIT (Organisation internationale du travail) entrée en vigueur jeudi 16 novembre.
L’entrée en vigueur de cette convention historique va donner une impulsion considérable aux efforts visant à améliorer les conditions de travail pour des millions de personnes employées dans le secteur de la pêche, a souligné l’organisation onusienne.
En effet, comme l’a relevé son directeur général, Guy Ryder, la Convention sur le travail dans la pêche fixe les normes minimales du travail décent dans l’industrie de la pêche.
Lesquelles normes « permettront de faire respecter les exigences minimales à bord des bateaux de pêche, y compris garantir que les travailleurs du secteur de la pêche bénéficient d’un meilleur niveau de sécurité et de santé au travail, de périodes de repos, de contrats de travail écrits, de soins médicaux en mer et à terre, et qu’ils disposent de la même protection de sécurité sociale que les autres travailleurs », a expliqué l’OIT dans un communiqué.
Ce n’est pas tout. Les dispositions de la convention visent aussi à garantir que les bateaux de pêche soient construits et entretenus de façon que les travailleurs bénéficient de conditions de vie décentes à bord, a-t-elle poursuivi.
Par ailleurs, selon toujours l’OIT, cette convention importante va contribuer à « prévenir les formes inacceptables de travail pour l’ensemble des pêcheurs et notamment pour les travailleurs migrants dans ce secteur », sachant qu’elle « inclut des réglementations en matière de recrutement et d’enquêtes en cas de plaintes des pêcheurs ».
A en croire les experts de l’OIT, elle va aussi permettre de mieux lutter contre le travail forcé, la traite des êtres humains et d’autres pratiques abusives dans ce secteur.
En ratifiant cette convention, les Etats s’engagent ainsi à exercer un contrôle sur les navires de pêche, à travers des inspections, des rapports, un suivi, des procédures de plainte, des amendes et des mesures correctrices. Ils pourront également inspecter les navires de pêche faisant escale dans leurs ports et prendre toutes les mesures nécessaires, a précisé la même source.
Mieux, une fois qu’il l’a ratifiée, « un Etat doit communiquer de manière régulière avec l’OIT pour indiquer comment la convention est appliquée à travers les lois, les règlements et via d’autres mesures. Le système de supervision des normes de l’OIT consulte les rapports reçus et indiquera aux Etats comment avancer vers une application complète », a affirmé l’agence.
Il faut toutefois signaler que seuls dix Etats membres de l’OIT ont ratifié le texte jusqu’ici. En l’occurrence : l’Afrique du Sud (2013), l’Angola (2016), l’Argentine (2011), la Bosnie-Herzégovine (2010), le Congo (2014), l’Estonie (2016), la France (2015), la Lituanie (2016), la Norvège (2016) et le Maroc (2013).
Ce qui est loin du compte aux yeux de Johnny Hansen, président de la section pêche de la Fédération internationale des ouvriers du transport, qui «au nom de la justice, des vies humaines et pour le bien de l’industrie elle-même », a appelé les Etats à ratifier et à appliquer cette importante convention.
Essentielle à la sécurité alimentaire, la pêche commerciale constitue l’une des sources les plus importantes de nourriture, notamment en ce qui concerne l’apport en protéines animales.
Selon l’OIT, plus de 38 millions de personnes travaillent dans la pêche de capture, qui est considérée comme l’une des professions les plus dangereuses au monde. Des centaines de millions de familles et leur entourage dépendent de ce secteur pour assurer leur subsistance.
« Nous nous engageons à œuvrer pour que cette convention offre une véritable protection à toutes les personnes qui travaillent dans ce secteur. Nous avons encore un long chemin à parcourir mais nous pensons en être capables », a assuré Guy Ryder.


Clôture en beauté du Festival Cinéma et migration à Agadir

Clôture en beauté du Festival Cinéma et migration à Agadir
 Après une semaine de projections et de débats, le 14ème Festival Cinéma et migration a pris fin,  samedi dernier, par la remise des prix au cinéma Rialto. A cette occasion, le jury de la compétition officielle présidé par le Burkinabé Idrissa Ouedraogo a consacré le film «Zeus» du Portugais Paolo Felipe Monteiro. Le Prix de la meilleure réalisation a été attribué à l’Egyptien Ali Idriss pour son film «L’Autre Rive». A cette occasion, le jeune réalisateur a exprimé sa grande joie d’être primé par le festival après la marginalisation qu’il subie dans son pays. Le prix du meilleur scénario est revenu au scénariste marocain Raouf Sebbahi pour son scénario «Hayat».  Pour ce qui est de la meilleure interprétation  masculine, il a été attribué à l’acteur Sinde Felipe pour son rôle dans «Zeus» tandis que l’actrice marocaine Fadila Ben Moussa a décroché le prix de la meilleure interprétation féminine pour son rôle dans «Fadma» du réalisateur Ahmed El Maânouni.
Quant au jury de la compétition officielle du cours-métrage, présidé par le scénariste et réalisateur marocain Mustapha Madmoune, il a décerné le grand Prix à «Léo» du Britannique Julien Alexander. La cérémonie de clôture de cette 14ème édition du festival placé sous le Patronage de S.M le Roi Mohammed VI a été marquée par un vibrant hommage au producteur marocain installé aux Pays-Bas, Adel
Boudellah.
Il est, par ailleurs, à noter que cette édition a rendu un vibrant hommage au cinéma du Cameroun, pays invité d’honneur de la présente édition. Une forte délégation du cinéma camerounais conduite par le grand écrivain, réalisateur et cinéaste Bassek Ba Kobhio, a d’ailleurs fait le déplacement pour participer à ce grand rendez-vous dédié au cinéma et à la migration.
«Si ce rendez-vous annuel culturel et artistique a franchi aujourd’hui le cap vers le professionnalisme en dépit de moult entraves, il doit cette prouesse avant tout à une équipe homogène et dévouée», expliquent les organisateurs du festival. «Ses membres n’épargnent, en effet, aucun effort pour peaufiner la programmation, sélectionner les films à l’affiche de la compétition officielle, élaborer les thématiques des conférences, master class et ateliers artistiques, et plus important encore, inviter la fine fleur du cinéma marocains aux côtés de grands noms de cette industrie venus de l’étranger», précise-t-on. Et d’ajouter: «Force est de reconnaître que l’engagement inlassable de l’Association «L’Initiative culturelle» pour être constamment à la hauteur de la renommée désormais acquise par cet événement, n’aurait pu aboutir sans le soutien et l’appui inestimable de plusieurs partenaires qui, par leur confiance et leur dévouement, nous réconfortent dans notre démarche pour doter la ville d’Agadir et la région du Souss-Massa d’un festival de haute facture. Leur soutien est salutaire tellement le manque de ressources et l’absence de salles de cinéma, constituent indubitablement des obstacles majeurs devant tout projet culturel», concluent les organisateurs.
Rappelons enfin que le Festival international de Cinéma et migration est organisé chaque année par l’Association «L’Initiative culturelle» avec l’appui du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, du ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger et des Affaires de la migration, du Conseil régional de Sous-Massa, et du conseil provincial d’Agadir.


Découverte d’une nouvelle planète susceptible d’héberger de la vie

Découverte d'une nouvelle planète susceptible d'héberger de la vie
Après Proxima b, cette nouvelle planète nommée Ross 128b est la plus proche de nous. Grâce à un satellite qui sera construit en 2025, il sera possible de la voir avec un télescope, avant d’espérer y trouver des signes de vie.
Une nouvelle planète vient s’ajouter à la liste encore restreinte des bonnes candidates pour la recherche de signes de vie au-delà du système solaire, a annoncé mercredi l’Observatoire européen austral (ESO).
Cette petite dernière, prénommée Ross 128b, a été découverte autour d’une étoile de la constellation de la Vierge, située à seulement 11 années-lumière du Système Solaire (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de km) de la Terre.
“Ross 128b est très proche, ce qui nous permettra de la voir avec un télescope tel que l’E-ELT en construction pour 2025”, explique à l’AFP Xavier Bonfils, astronome du CNRS à l’Observatoire des sciences de l’univers de Grenoble.
Détectée par le spectrographe HARPS, installé sur le télescope de 3,6 mètres de l’ESO au Chili, la planète orbite autour d’une étoile naine (Ross 128) en 9,9 jours.
Selon les chercheurs, Ross 128b est susceptible d’héberger des signes de vie: elle a une masse similaire à celle de la Terre (1.35 plus massive) et “sa température de surface pourrait également être proche de celle de la Terre”, donc peut-être compatible avec la présence d’eau à l’état liquide indispensable à la vie telle qu’on la connaît.
De plus, cette nouvelle planète orbite autour d’une étoile “calme”, son atmosphère a donc une chance d’avoir résisté aux vents et éruptions stellaires.
Ross 128b représente l’exo-Terre tempérée la plus proche de nous après Proxima b, dont l’annonce de la découverte avait fait grand bruit en août 2016. Cette exoplanète avait été débusquée en orbite autour de l’étoile Proxima du Centaure, éloignée de 4,2 années-lumière en faisant une voisine à l’échelle de l’Univers.
Sur les milliers d’exoplanètes détectées à ce jour, une petite cinquantaine sont considérées comme potentiellement habitables.


Mohamed Benabdelkader représente le Maroc au Congrès arabe de la réforme administrative et du développement

Mohamed Benabdelkader représente le Maroc au Congrès arabe de la réforme administrative et du développement
 Les travaux du 4ème Congrès arabe de la réforme administrative et du développement se sont ouverts, dimanche à Abou Dhabi, avec la participation du Maroc.
Le Royaume est représenté à ce congrès, initié par l’Organisation arabe du développement administratif relevant de la Ligue arabe, par le ministre délégué chargé de la Réforme de l’administration et de la Fonction publique, Mohamed Ben Abdelkader.
S’exprimant à cette occasion, le directeur général de l’Organisation arabe du développement administratif, Nacer El Kehtani, a indiqué que ce congrès tenu sous le thème «L’administration dans les secteurs public et privé: vers l’excellence institutionnelle», est une occasion pour exposer les pratiques arabes et internationales axées sur le partenariat pour la gestion de l’administration dans les secteurs public et privé. Et d’ajouter que ce congrès se penchera sur la recherche de solutions innovantes aux défis de l’administration publique au XXIe siècle et ce, pour contribuer à un véritable changement du mode de vie dans les sociétés, notant que le développement global passe nécessairement par le développement efficace de l’administration.
Lors de la séance d’ouverture de ce conclave, marquée par la présence de l’ambassadeur du Maroc aux Emirats Arabes Unis Mohamed Aït Ouali, un hommage a été rendu par l’Organisation arabe du développement administratif à plusieurs membres de son bureau exécutif et à des ministres arabes chargés du secteur de l’administration, dont Mohamed Ben Abdelkader.
Ce congrès examine une série de thématiques portant notamment sur «L’administration et les nouveaux défis de développement», «La vision stratégique et les organisations de l’avenir», «L’excellence institutionnelle dans les secteurs de l’enseignement, des finances et du transport» et «L’excellence institutionnelle dans les domaines de la justice et de l’arbitrage».
Outre le Maroc, prennent part à ce congrès les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, le Koweït, Oman, le Soudan, l’Egypte, le Yémen, la Libye, la Tunisie, la Mauritanie, l’Algérie, l’Irak, la Palestine, le Bahreïn, la Jordanie, la Syrie, l’Italie, la France et des représentants de la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (ESCWA).


La mort dans l’âme

La mort dans l’âme
Plantons d’abord le décor.  Quinze personnes ont trouvé la mort et cinq autres ont été blessées dans une bousculade survenue dimanche lors d’une opération de distribution de denrées alimentaires organisée dans un souk hebdomadaire de la province d’Essaouira. Aussi triste et pénible que soit ce drame et aussi prompte que fût l’intervention des autorités locales, rien ne permet  cependant d’augurer d’une quelconque prise de conscience par les autorités publiques de sa gravité et de la volonté d’en combattre les causes véritables. Certes, il y a eu constitution d’une commission d’enquête, mais celle-ci n’a nullement reçu mandat pour déterminer les responsabilités politiques dans ce qui est advenu. En effet, la misère qui pousse les gens à risquer leur vie pour une croûte de pain, n’est, au final, que l’un des dommages collatéraux de toute politique publique qui ne met pas l’homme et sa dignité au centre des stratégies et plans d’action pour le développement.  Les autres sont le chômage, la paupérisation, les inégalités sociales, le naufrage du système éducatif, et le reste à l’encan.
Or, les politiques publiques mises en œuvre vont à l’encontre des valeurs de solidarité qui ont toujours fondé notre vie en commun et conditionnent l’accès des démunis aux droits fondamentaux à des critères qui les empêchent, de plus, à prendre l’ascenseur social, voire à tout simplement rêver de lendemains meilleurs.
L’emprise de ce contexte sur le commun des mortels transforme de plus en plus ces politiques en des politiques de gestion de la misère dans la plus totale des urgences, voire en stratégies de communication destinées à en cacher le caractère hideux et insupportable.
De fait, toute ambition sérieuse d’éradication de la pauvreté aurait dû s’appuyer en tout premier lieu sur un changement d’approche radical, et s’inspirer de l’intelligence et des résistances des personnes exclues pour maintenir la tête hors de l’eau et échapper à cette double peine qu’ils subissent de plein fouet: celle de vivre dans la misère, et celle du regard culpabilisateur porté sur elles.
Certes, cela demanderait une plus grande mobilisation, une politique globale de prévention, une meilleure articulation des divers acteurs institutionnels et un accompagnement social conçu de façon plus communautaire.
Pour l’accès aux droits de tous et pour l’insertion, des actions de proximité sont certes à développer davantage, mais il faut également des actions globales, d’ordre structurel, en matière de redistribution des richesses nationales, de protection sociale, de travail, de logement, de formation, de prévention… qui puissent bénéficier prioritairement aux plus démunis. Sans cela, les morts d’Essaouira et ceux des autres contrées touchées par la précarité resteront vains.