Les Safiots acculent les Khouribguis au nul

Les Safiots acculent les Khouribguis au nul
Pour le compte de la cinquième journée du Botola Pro Maroc Telecom D1, l’Olympique Club de Khouribga a accueilli, au Complexe OCP, l’Olympique de Safi dans un derby phosphatier qui a tenu toutes ses promesses et s’est soldé par un match nul.
La première période  débute par une occasion de l’Olympique après une frappe d’Ait Bihi parée par le gardien Majid (5’). Les Safiots attaquent  sur tous les flancs en créant de nombreuses opportunités. Par contre, les Phosphatiers se  contentent  de défendre, tout en procédant à des contre-attaques sans danger. A la 12’, Mansouri, véritable poison pour la défense khouribguie, s’infiltre dans la surface de réparation et tire, mais sa balle passe légèrement au-dessus. Ensuite, et consécutif à une grave bévue du gardien Fakhr, l’attaquant Mansouri capte une balle et la loge au fond des filets vides (23’). Ce but chamboule les cartes du coach français, Simondi qui fait sa première apparition avec le Onze khouribgui. Les visiteurs essayent  de doubler la mise par des balles rapides et des passes en diagonal qui  obligent la défense  khouribguie à intervenir  rapidement pour écarter le danger.
Mansouri rate ainsi deux opportunités nettes (25’ et 26’). En revanche, Haddadi, d’une frappe bien appuyée, surprend le portier Majid et égalise pour les siens (31’). L’égalisation libère les Khouribguis qui se portent à l’attaque mais ratent une série d’occasions faute de concentration ; notamment par Nafati (53’) et Oggadi (58’). L’OCK bénéficie d’un penalty accordé par l’arbitre Bellout après une faute commise par le gardien Majid en pleine surface de réparation sur Moutaraji.
A la transformation le capitaine Oggadi qui double la mise pour les Phosphatiers et inscrit son troisième but de la saison.
En réaction, les hommes de Benhachem  essayent  d’égaliser en multipliant les attaques. Ils ont réussi à atteindre leur objectif sur une balle arrêtée exécutée par Atiatallah.
L’équipe safiote  continue de dominer le match et ses assauts successifs et dangereux acculent  le portier Fakhr  et la défense locale à sortir le grand jeu.
Sentant le danger, le coach Simondi procède à des changements qui n’apportent pas  le résultat  escompté.
L’OCK est encore à la recherche d’une première victoire après trois matchs nuls lors des cinq premières journées du championnat.


Le FUS et la panne offensive

Le FUS et la panne offensive
Au fil des victoires et de quelques coups d’éclat, les joueurs de la capitale s’étaient mis à croire en une qualification en finale de la CAF. Plombé physiquement par un été et un début de saison chargés, le FUS a finalement échoué aux portes de la finale. Voici quelques éléments d’explications.
En début de partie, les Rbatis (en 3-4-3) ont vite dévoilé une organisation qui peut être résumée en trois lignes. Comme d’habitude et ça reste regrettable, les trois défenseurs ont très peu participé à l’élaboration du jeu, laissant cette mise en place aux milieux. En face, les joueurs congolais étaient disposés dans un système de jeu (4-4-2) très compact, attendant le FUS dans leurs 40 mètres. Les Fussistes étaient prévenus : le match allait sans aucun doute se jouer sur leurs qualités offensives et autres attaques placées. Bref, sur ce qui reste leur point faible depuis la fuite en avant de leurs meilleurs talents.
Mais d’abord, reconnaissons une chose : les Fussistes ont bien évidemment manqué d’efficacité. Ils ont eu quelques vraies opportunités pour ouvrir le score mais n’ont jamais réussi à faire trembler les filets. La faute à des frappes imprécises et un manque de justesse dans le dernier ou avant-dernier geste. A l’image des latéraux qui ont cristallisé une bonne partie des critiques. Mais ils n’étaient pas les seuls, loin de là, car leur performance individuelle s’est inscrite dans un collectif défaillant qui a souvent confondu vitesse et précipitation.
Le FUS s’en est trop souvent remis aux centres et à ce qui ressemblait à leur idée de jeu initiale. Trop simple, ce plan présenté était insuffisant face à une équipe bien organisée et au point physiquement. D’ailleurs c’était surprenant de voir  les Rbatis privilégier cette option avant de chercher plus de relais dans le cœur du jeu et de jouer plus haut après la pause. Comme s’ils avaient pris ce match à l’envers, l’habitude voulant que l’on cherche à construire avant d’envoyer des ballons dans la boîte pour forcer la décision si nécessaire. Le résultat inhérent à cette stratégie fut somme toute logique. Car si vous demandez à vos milieux d’évoluer derrière la ligne de pression et à votre trio d’attaquants de rester dans l’axe en attendant les centres, il ne reste dès lors plus grand-chose pour proposer des solutions entre les lignes et permettre des combinaisons. Le constat est vrai dans l’axe, mais aussi sur les côtés. Au milieu de terrain aussi, plusieurs indices sont allés dans le même sens. A plusieurs reprises, Boulhroud et Benarif ont distribué le jeu latéralement, parfois sans chercher à savoir si une passe vers l’avant était possible. A cela, il a en plus fallu ajouter quelques approximations techniques et prises de décision discutables, des centres à profusion mais sans précision, une mauvaise occupation de la surface de réparation, et une mauvaise gestion du réservoir physique.
Offensivement, Diakité a personnifié l’éclaircie en étant l’attaquant le plus en vue durant la première heure de jeu et ce n’est pas uniquement pour ses crochets et sa capacité d’accélération. Sur la plupart de ses actions, il a d’abord su se placer au bon endroit au bon moment pour ensuite faire parler son talent, mais sans résultat probant.
En résumé, le collectif du FUS a démontré ses limites sur attaque placée. A sa décharge, il faut rendre hommage à la défense congolaise qui a fait son match en repoussant de nombreuses tentatives. Cependant, le club rbati aurait pu mettre en œuvre d’autres options, pour mettre l’adversaire en difficulté. Mais sans profondeur de banc, le technicien marocain avait peu de solutions. Et à ce niveau de la compétition, il aura sans doute remarqué que si l’apport du public est indispensable, il n’est pas forcément salvateur.


Insolite : Caché dans une valise

Insolite : Caché dans une valise
Caché dans une valise, il voyageait dans la soute d’un car et volait dans les autres bagages, puis son comparse le récupérait à l’arrivée à l’aéroport de Beauvais, dans le nord de la France: deux Roumains ont été condamnés lundi soir à plusieurs mois de prison ferme.
Depuis quelque temps, les passagers de la ligne de car entre la Porte Maillot à Paris et l’aéroport de Beauvais, d’où partent de nombreux vols à bas coût, “constataient que leurs effets étaient dérobés dans leurs bagages durant le trajet”, a expliqué à l’AFP une source au sein de la police aux frontières.
Vendredi 13 octobre, sur le parking de la porte Maillot, un des chauffeurs de ces navettes constate qu’un des passagers est en train de charger dans la soute une valise marron de grande dimension dans laquelle il y avait des… mouvements.
Discrètement, le chauffeur, qui était au courant de la recrudescence des vols sur cette liaison, appelle le service de sûreté de l’aéroport de Beauvais, qui contacte à son tour la police.
A l’arrivée, un dispositif est mis en place et les policiers suivent la personne qui récupère la grosse valise marron, ainsi qu’un sac à dos noir.
“Dans le sac noir on découvre deux ordinateurs portables, des pièces de monnaie, divers objets de valeurs…”, indique cette source tandis que dans la grosse valise les policiers retrouvent “un individu recroquevillé”.
Le malfrat avait mis en place un stratagème pour ouvrir la valise de l’intérieur avec un lacet sur la fermeture éclair. Les deux hommes, âgés d’une quarantaine d’années, étaient déjà connus des services de police pour des faits de vol. L’un était sorti de prison le 2 octobre et l’autre était recherché pour une peine de six mois de prison à la suite d’affaires de vol.
Jugés en comparution immédiate lundi, ils ont été condamnés à huit mois de prison ferme (pour celui qui se mettait dans la valise) et douze mois de prison ferme pour son complice, et ont été tous deux écroués, a indiqué à l’AFP le parquet de Beauvais.
La différence entre les peines s’explique par leurs antécédents judiciaires, a précisé Florent Boura, procureur de Beauvais.
Selon le magistrat, ce modus operandi “n’est pas totalement isolé: il est relativement connu (des services de police, ndlr), même s’il n’est pas répandu”.


Les meilleurs films de tous les temps

Les meilleurs films de tous les temps

De La Sortie de l’usine Lumière à Lyon en 1895 à aujourd’hui, les rédacteurs d’AlloCiné ont voté pour leurs cent films préférés de l’histoire du cinéma. Vous y retrouverez des chefs-d’œuvre du monde entier et de toutes les époques.

36 – La vie est belle
Frank Capra (1946)

 


Virginie Thonon s’adjuge le GP S.M le Roi Mohammed VI de saut d’obstacles

Virginie Thonon s’adjuge le GP S.M le Roi Mohammed VI de saut d’obstacles
SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a présidé, dimanche après-midi au Parc d’expositions Mohammed VI d’El Jadida, la cérémonie de remise du Grand Prix SM le Roi Mohammed VI de saut d’obstacles, comptant pour la 3ème et dernière étape du 8ème Morocco Royal Tour, un concours international de quatre jours disputé dans le cadre de la 10ème édition du Salon du cheval, organisée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi.
Sous les ovations du public venu nombreux à la carrière A du Parc d’expositions Mohammed VI, SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a pris place à la tribune d’honneur d’où Son Altesse Royale a assisté aux épreuves du Grand Prix SM le Roi Mohammed VI, remporté par la cavalière belge Virginie Thonon montant “High Tech Vy De Septon” au terme de la deuxième manche qui a connu la participation de 12 cavaliers représentant six pays, à savoir la Belgique, la France, la Suisse, le Qatar, l’Egypte et la Jordanie.
Au terme de cette compétition, organisée par l’Association du Salon du cheval, sous l’égide de la Fédération équestre internationale et la Fédération Royale marocaine des sports équestres, SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a remis le Grand Prix au vainqueur.
La Belge de 37 ans succède au palmarès du Grand Prix au Jordanien Ibrahim Hani Bisharat sur “Bowie Z”, titré l’an passé et vainqueur cette année du Grand Prix Feue SAR la Princesse Lalla Amina à l’étape de Rabat du MRT. Interrogée par la presse après sa consécration, Thonon, qui compte à son actif 110 victoires, s’est dite très satisfaite de sa participation au MRT 2017 par ses trois chevaux qui ont tous signé un excellent parcours.
SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a également remis les prix aux quatre cavaliers ayant occupé les places suivantes au classement, à savoir dans l’ordre: Pius Schwizer de Suisse montant Balou Rubin R, Mohamed Bassem du Qatar montant Argelith Squid, Simon Delestre de France montant Gain Line et Severin Hillereau, également de France, montant Radja D’Artemis.
SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a, par la suite, posé pour une photo-souvenir avec les cinq meilleurs cavaliers primés.
La 3è étape du 8è Morocco Royal Tour a mis en lice des cavaliers représentant plus de 20 nations, notamment le Maroc, l’Egypte, la France, l’Angleterre, l’Italie, le Portugal, le Qatar, l’Arabie Saoudite, l’Espagne, la Suisse, la Suède, la Jordanie, la Syrie et les Emirats arabes unis.
Les deux premières étapes ont eu lieu, respectivement à Tétouan, du 5 au 8 octobre, et à Rabat, du 12 au 16 octobre.
La 10-ème édition du Salon du cheval d’El Jadida s’est tenue sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI du 17 au 22 octobre sous le thème “Le Salon du cheval, 10 ans de fierté et de passion”.


Les entreprises algériennes à la traîne en matière de numérisation

Les entreprises algériennes à la traîne en matière de numérisation
Les entreprises algériennes, à l’inverse de leurs homologues tunisiennes et marocaines, sont encore à la traîne en ce qui concerne le taux de numérisation, a souligné Hakim Cherfaoui, responsable de la commission TIC au Forum des chefs d’entreprises algériennes (FCE).
“Avec à peine 15% d’entreprises connectées à Internet, moins de 8% qui sont dotées de leur propre site web, 2% disposant d’un catalogue de produits en ligne et de 200 à 250 sites marchands dédiés au E-commerce (données publiques de 2014), notre économie, à l’inverse de ses voisines immédiates (Maroc et Tunisie) et tant d’autres du monde arabe ou d’ailleurs, n’est pas près de devenir moins étanche au monde du numérique”, a déploré Cherfaoui, apportant ainsi un cinglant démenti aux propos ahurissants du ministre algérien des Affaires étrangères Abdelkader Messahel selon lesquels le “doing business” n’est possible qu’en Algérie.
“Nous ne sommes pas en retard, nous sommes en décalage de phase”, a ajouté ce responsable, cité par le journal “El Watan”, relevant que ce constat s’applique merveilleusement à la filière sidérurgique, rapporte la MAP.
Il s’agit d’un manque de visibilité numérique aveuglant qui pourrait avoir de fâcheuses conséquences sur certaines activités sensibles, a poursuivi la même source, précisant que la sécurité de l’information semble être le dernier souci de ses dirigeants, qui utilisent des comptes Gmail pour communiquer et partager les courriers électroniques et les décisions, à caractère hautement sensible et stratégique, avec tous les risques de piratage que cela sous-entend.
Il a cité comme exemple le groupe public des industries métallurgiques et sidérurgiques (Imetal), propriétaire de Sider El Hadjar, qui ne dispose toujours pas de son propre site Internet, avertissant que c’est tout le patrimoine informationnel de tout le secteur qui s’en trouve exposé à de sérieuses menaces de piratage.
Pis encore, “de hauts responsables du CA du groupe Sider, relevant d’Imetal utilisent des comptes Yahoo pour échanger leurs courriers, cela relève de la folle aberration. Et dire que des dizaines de millions de dollars ont été investis pour, soi-disant numériser les installations de production et les outils de gestion”, s’offusquent de leur part des cadres du département exportation du complexe sidérurgique.
A leurs yeux, le cas du géant de l’industrie sidérurgique, à l’instar de beaucoup d’autres, incarne parfaitement “la peur du changement, d’oser le bond vers le développement numérique”, dont les décideurs algériens semblent être incapables de se libérer.


Signature à Fès d’une convention de coopération entre l’université Euromed et l’Institut français IDATE

Signature à Fès d’une convention de coopération entre l’université Euromed et l’Institut français IDATE
Une convention de coopération a été signée, samedi, entre l’université Euro-méditerranéenne de Fès (UEMF) et l’Institut français IDATE (Digi-World), portant sur la mise en place d’études et de projets pluridisciplinaires sur le numérique.
La convention, paraphée par le président de l’université UEMF, Mostapha Bousmina, d’une part, et le directeur général de l’IDATE Digi-World, Jacques Moulin, de l’autre, tend à promouvoir l’économie numérique, à l’échelon africain, et relancer la recherche et le multiculturalisme, grâce à l’implication des étudiants talentueux de l’UEMF et l’expertise des membres de l’institut français, reconnu comme référence internationale dans le domaine du numérique.
Il s’agit de stimuler les coopérations dans le domaine des études et analyses techno-économiques en relation avec le développement du numérique au Maroc, sur tout le continent Africain (infrastructures, usages, marchés, modèle économiques, benchmark, observatoires, stratégies, politiques publiques…), ou tout autre zone géographique (Europe, Moyen-Orient …).
Cet accord concernera le partenariat scientifique (formation, stage, réalisation d’études, méthodologie) et éditorial avec la mise en place d’analyses, d’études de cas et des données sur l’évolution et les enjeux du ‘’numérique en Afrique’’.
IDATE propose un ‘’accueil des étudiants’’ de l’Université EUROMED en cycle Master 1 et 2, au sein de ses équipes, dans le cadre de missions d’études et de conseil. L’institut pourra solliciter les équipes de l’Université EUROMED (professeurs, étudiants) pour prendre part à des projets d’études et de conseil portant sur le Maroc, ou d’autres pays du continent africain.
Cette initiative s’inscrit aussi dans le cadre du renforcement des relations de coopération bilatérale entre les régions marocaine Fès-Meknès et française Occitanie-Pyrénées-Méditerranée.


Huit podiums pour le Maroc au Championnat d’Afrique d’aviron

Huit podiums pour le Maroc au Championnat d'Afrique d’aviron
La sélection marocaine d’aviron a terminé en troisième position du Championnat d’Afrique (seniors et juniors), tenu du 20 au 22 octobre à Tunis, en remportant 8 médailles, une d’argent et 7 de bronze.
Dans une déclaration à la MAP, Noreddine Rahali, chef de la délégation marocaine à ce championnat et trésorier de la Fédération Royale marocaine d’aviron, s’est félicité des progrès réalisés par les rameurs marocains.
Ces jeunes rameurs ont montré leur talent et leur esprit de compétition et prouvé qu’ils sont en mesure de rivaliser avec l’élite continentale, a affirmé M. Rahali.
Notant que les performances réalisées augurent un avenir prometteur pour nos chamapions, il a émis le souhait de voir l’équipe nationale décrocher d’autres médailles lors de la 2ème édition du Championnat arabe (seniors hommes et dames, juniors garçons et filles), qui se déroulera du 26 au 28 octobre à Tunis avec la participation de la Tunisie, de l’Algérie, de l’Egypte, de l’Irak, du Liban, du Qatar, du Soudan, des Emirats arabes unis et du Djibouti.
Au tableau des médailles du championnat d’Afrique, la Tunisie a occupé la première place en récoltant un total de 11 médailles d’or, 7 d’argent et 1 de bronze, devançant l’Algérie, 2e avec 8 or, 9 argent et 2 bronze.
Ont également participé à ce championnat d’Afrique, l’Angola, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Djibouti, le Lesotho, Madagascar, le Mali, le Malawi, la Namibie, le Nigeria, le Niger, l’Ouganda, le Soudan, le Togo et le Zimbabwe.


Manille annonce la fin de la bataille contre les jihadistes de Marawi

Manille annonce la fin de la bataille contre les jihadistes de Marawi
 La bataille engagée il y a cinq mois contre les jihadistes affiliés au groupe Etat islamique qui avaient pris le contrôle de quartiers entiers de Marawi est terminée, a affirmé lundi le gouvernement philippin.
Cette fin des combats vient apaiser les craintes de l’établissement d’une base durable de l’EI dans la plus grande ville musulmane de l’archipel à majorité catholique. Mais les inquiétudes demeurent quant à la menace que constitue toujours ce groupe dans le sud du pays.
“Nous annonçons la fin de toutes les opérations de combat à Marawi”, a annoncé à la presse le ministre philippin de la Défense Delfin Lorenzana en marge d’une rencontre sur les questions régionales de sécurité à Clark, dans le nord des Philippines.
“Il n’y a plus de combattants dans Marawi”, a-t-il assuré.
Des centaines de jihadistes ayant prêté allégeance au groupe EI avaient pris le 23 mai le contrôle de secteurs entiers de Marawi, utilisant des civils comme boucliers humains.
En cinq mois, 920 combattants jihadistes ont été tués, ainsi que 165 militaires et 47 civils, selon le gouvernement.
Plus de 400.000 personnes ont fui la ville dont certains quartiers ne sont plus qu’un champ de ruines après avoir été pilonnés quasi quotidiennement par des frappes aériennes.
Le président Rodrigo Duterte avait proclamé mardi dernier que Marawi avait été “libérée de l’influence des terroristes”. Cette annonce était intervenue au lendemain de la mort du chef de l’EI pour le Sud-Est asiatique, le Philippin Isnilon Hapilon.
Mais en dépit de l’annonce présidentielle, des combats faisaient toujours rage à Marawi.
Le chef de l’armée Eduardo Ano a expliqué lundi aux journalistes que des jihadistes étaient alors encore retranchés dans “deux bâtiments dont une mosquée”.
“C’est là que les derniers combats ont eu lieu, là que nous avons libéré 20 otages”, a dit le général. “Nous avons donné aux militants et terroristes la possibilité de se rendre, mais ils ont choisi de se battre jusqu’à leur dernier souffle.”
Les corps de 42 insurgés ont été récupérés à l’issue de l’ultime bataille. Deux femmes et cinq étrangers figuraient parmi eux, a déclaré M. Ano.
Isnilon Hapilon, qui figurait sur la liste américaine des “terroristes les plus recherchés”, avait été tué en même temps qu’Omarkhayam Maute, chef du groupe islamiste Maute, selon l’armée.
M. Duterte, comme les analystes, présentaient Hapilon comme “l’émir” régional de l’EI et le principal artisan de son projet d’y décréter un califat, alors que le groupe subit des revers en Irak et en Syrie.
Les affrontements avaient éclaté le 23 mai après une opération pour capturer Hapilon, lequel était recherché depuis des années, d’abord en tant que chef d’Abou Sayyaf, groupe extrémiste spécialisé dans les enlèvements crapuleux, puis comme chef régional de l’EI. L’armée philippine avait été clairement prise par surprise.
Apparemment à l’insu de l’état-major, Hapilon avait forgé une alliance avec le groupe des deux frères Maute, à la tête d’un réseau islamiste local, et peaufinait depuis des mois la prise de Marawi.
La tentative de capturer Isnilon Hapilon s’était soldée par un échec mais elle avait incité les jihadistes à précipiter leur attaque contre Marawi.
Le groupe Maute est apparu vers 2012 après plusieurs décennies de rébellion séparatiste musulmane à Mindanao.
Il a été formé par des dissidents du Front Moro islamique de libération (Milf), principal mouvement de la rébellion engagé dans des négociations de paix avec Manille.
M. Duterte avait imposé la loi martiale à l’essentiel du sud de l’archipel après le début du soulèvement de Marawi afin d’éviter une contagion jihadiste.
Interrogé à ce sujet, M. Lorenzana a dit qu’aucune décision n’avait été prise sur une éventuelle levée de la loi martiale.
De son côté, le secrétaire à la Défense américain James Mattis a salué la fin des combats à Marawi.
“Une des premières choses que je ferai là-bas sera de féliciter l’armée philippine pour la libération de Marawi”, a déclaré aux journalistes le chef du Pentagone à bord du vol qui l’emmenait à Clark.


Tanger accueille le deuxième centre “Dar Al Moukawil” d’Attijariwafa bank

Tanger accueille le deuxième centre “Dar Al Moukawil” d'Attijariwafa bank
 Le groupe Attijariwafa bank a inauguré récemment à Tanger, son deuxième centre “Dar Al Moukawil”, une initiative dédiée à l’accompagnement des Très petites entreprises (TPE) qui vient enrichir les services de la plateforme web Daralmoukawil.com lancée il y a plus d’un an.
Après l’ouverture d’un premier centre à Aït Melloul, le groupe bancaire confirme, à travers cette deuxième structure, sa volonté de contribuer activement à l’encouragement de l’entrepreneuriat et à l’accélération de la croissance des TPE, en raison de leur rôle important dans la dynamisation de l’économie nationale et la création d’emploi.
En effet, rapporte la MAP, ce projet de développement s’inscrit dans un programme ambitieux couvrant plusieurs villes du Royaume en vue de renforcer le soutien aux TPE. Il se propose comme centre d’expertise, d’accompagnement et de conseil, notamment pour la création de l’entreprise, le développement de projets, l’accès aux marchés ou encore l’activation des mécanismes de l’État dédiés au soutien des TPE. Dans une allocution de circonstance, le PDG d’Attijariwafa bank, Mohamed El Kettani a souligné que les petites entreprises constituent le véritable socle du tissu économique marocain et sont, à plusieurs titres, au cœur d’enjeux cruciaux pour le pays, de par leur nombre mais aussi à travers leur rôle essentiel dans le combat contre le chômage des jeunes.
A ce titre, M. El Kettani a fait état de plusieurs millions d’unités qui opèrent dans l’ensemble des secteurs de l’économie nationale avec un ancrage profond dans tous les territoires qu’ils soient urbains ou ruraux, ce qui explique que des millions de foyers vivent directement ou indirectement du labeur quotidien de ces petites entreprises.
D’autre part, “la création de son propre emploi devient, aujourd’hui, un véritable enjeu social pour le Maroc, sachant que les structures classiques ne peuvent absorber et intégrer toute cette jeunesse talentueuse qui arrive, chaque année, sur le marché du travail”, a-t-il affirmé, soulignant que les petites entreprises, de par leur agilité et leur dynamisme, commencent à devenir des vecteurs non négligeables de l’innovation. Il a, dans ce cadre, mis en exergue la vision éclairée du Maroc qui, depuis plusieurs années, a fait du développement et de la modernisation des petites entreprises une véritable priorité nationale, précisant que plusieurs programmes d’accompagnement et de soutien ont vu successivement le jour pour ériger un cadre véritablement propice à l’entrepreneuriat.
Le PDG d’Attijariwafa bank a affirmé que le groupe, étant conscient du rôle que jouent ces structures, a mis en place un dispositif novateur en direction des petites entreprises, qui consiste à mettre à la disposition de ses clients une offre de produits et services riche et adaptée à leurs besoins, en plus de la mise en place d’une politique de proximité et des facilités de financement.
Malgré ce dispositif, les petites entreprises connaissent toujours un certain nombre de difficultés et de défis, dont un manque patent d’informations, un niveau de formation parfois limité et l’absence d’organisation en réseau, a-t-il fait remarquer, ajoutant que pour répondre à ces nouvelles attentes, le groupe a engagé une nouvelle génération de services non financiers qui s’est, d’abord, matérialisée par le lancement en 2016 de la plateforme digitale daralmoukawil.com spécialisée dans la formation, l’information et la mise en relations, et ensuite par la création d’une série de centres “Dar Al Moukawil” à travers le Royaume, dont d’autres verront le jour d’ici fin 2017. En effet, ces nouveaux centres offrent des espaces d’information dédiés (bibliothèques de guides thématiques et informations utiles sur bornes digitales et tablettes). Ils sont également dotés d’espaces offrant des formations et des séminaires thématiques à fréquence quotidienne et un espace technologique doté d’automates de libre-service bancaire et de bornes interactives.