Oujda capitale de la culture arabe

Oujda capitale de la culture arabe
La ville d’Oujda a repris, à Luxour en Egypte, le flambeau de la capitale de la culture arabe 2018. «Ce choix nous incite à fournir davantage d’efforts afin de faire de cette ville un véritable carrefour de l’action culturelle arabe», a souligné le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj. S’exprimant lors d’une cérémonie tenue à l’esplanade du temple du Karnak, au cours de laquelle la ministre égyptienne de la Culture, Inas Abdel-Dayem lui a remis le flambeau de la capitale de la culture arabe, Mohamed Laaraj a indiqué que le choix porté sur la ville d’Oujda, nous incite à faire de cette ville à l’histoire millénaire et séculaire un véritable centre de l’action culturelle arabe et nationale. La remise à la ville d’Oujda du flambeau de la capitale de la culture arabe depuis Luxour est plus que symbolique, a-t-il fait remarquer, relevant que cet évènement culturel arabe par excellence donne un coup de pouce à la culture arabe pour qu’elle occupe la place qui lui échoit au niveau mondial, ce qui va, sans aucun doute, consolider la dynamique culturelle que vit le Royaume dans les domaines de la pensée, de la littérature et de la créativité.
Le programme de capitales culturelles arabes, à l’instar de son homologue européen, a permis depuis son lancement lors du 11ème Congrès des ministres arabes de la Culture d’atteindre certains de ses objectifs stratégiques, en particulier la dynamisation de l’activité culturelle et la promotion du patrimoine culturel, intellectuel et civilisationnel à travers la mise en valeur des potentialités de la ville hôte et ses efforts en matière d’appui à la créativité intellectuelle et culturelle. Ces capitales ne sont pas encore parvenues à s’ériger en véritables passerelles permanentes entre les pays arabes, basées sur des projets culturels conjoints, a-t-il fait observer, notant que cela requiert davantage de coopération interarabe, tout en consolidant le rôle de l’Organisation arabe de l’éducation, la culture et les sciences (ALESCO) qui parraine le programme des capitales culturelles arabes.
De son côté, la ministre égyptienne de la Culture, Inas Abdel-Dayem, a noté que la remise à la ville d’Oujda du témoin de capitale de la culture arabe est une ouverture sur une nouvelle facette du patrimoine culturel, intellectuel, artistique et civilisationnel arabe.
Même son de cloche chez le directeur général de l’ALESCO, Saoud Hilal Al Harbi a affirmé que la célébration des capitales de la culture arabe n’est pas une fin en soi, mais un moyen de consolider les relations interarabes, notant que la remise à Oujda du flambeau de capitale de la culture arabe nous permettra de découvrir une partie du patrimoine culturel et civilisationnel dont regorge le Maroc.
Cette cérémonie a été clôturée par une soirée artistique animée, notamment, par la soprano marocaine Samira Kadiri et le chanteur égyptien Mohamed Mounir.
Il est, par ailleurs, à rappeler que Mohamed Laaraj avait récemment annoncé que la célébration de la ville d’Oujda capitale de la culture arabe (13 avril 2018 – 27 mars 2019) sera riche en activités culturelles et artistiques d’envergure nationale, arabe et internationale, de festivals et de débats intellectuels ainsi que d’hommages rendus à des personnalités du monde de la culture.
Notons enfin qu’un total de 500 activités culturelles, auxquelles participent environ 1.200 intellectuels et artistes, vont ponctuer ces célébrations qui seront couronnées par l’élaboration d’une stratégie de l’action culturelle et du pacte arabe de la culture.