Caravane de sensibilisation l’Egalité, mon droit, ma dignité Le 2 Mai 2014 à Ouzoud

Portrait de Naima E.

C’était un vendredi, l’endroit est fréquenté par des touristes, surtout de l’étranger, je prends place dans un café-restaurant pour rencontrer Naima E. qui tient ce commerce pas loin des cascades d’Ouzoud. Son parcours est celui de beaucoup de femmes qui se battent tous les jours pour subvenir aux besoins de leurs familles :

Naima est âgée de 48ans, elle s’est mariée à un militaire, se sont installés à Tadla et ont eu deux fils qui sont âgés de 28ans et 27ans, l’ainé est marié.

Tout a basculé dans la petite famille de Naima quand son mari, qui a été affecté dans la région du Sahara, a été séquestré par le Polisario en 1991, elle s’est trouvée seule avec deux enfants à sa charge, sans ressources ni travail, menacée d’expulsion du logement qu’occupait la famille.

Naima a pris ses enfants et a décidé d’aller chez ses parents dans sa région natale Ouzoud, sa mère qui était encore en vie est décédée un an après. Naima a décidé de travailler, cette fois ci, en dehors de la maison, ses frères ont essayé de l’empêcher, un de ses frères l’a poursuivie en justice, seul son père était à ses côtés et l’encourager et par la suite lui a confié la gestion du café restaurant.

Naima a commencé par préparer le pain qu’elle sortait vendre, cela a duré 4ans, ensuite elle a pris le commerce de son père et travaillait d’arrache pieds en payant et en prenant à sa charge des personnes pour les travaux (cuisine, service, entretien…) ; Naima recrutait aussi pendant les vacances de jeunEs élèves et étudiant-es en leur assurant le gîte et en les payant à la fin des vacances et elle est fière d’avoir participé, en partie, pour que des jeunes aient terminé leurs études.

Naima actuellement est responsable du père très âgé, de sa femme, de sa soeur de 12 ans, du mari, libéré quelques années après, de son fils et du reste de la famille en plus du personnel grâce au commerce tenu par Naima.

La plupart des habitant-es connaissent Naima et la respectent pour son courage, son sérieux dans la gestion du commerce et pour ses relations avec les autres.

Chama Bendoum

Appel à candidature

L’ADFM en tant que coordinatrice du Mouvement pour la Démocratie Paritaire et dans le cadre du projet : « Un code électoral au service de la parité », lance un appel à consultation pour le recrutement d’un consultant(e) pour la modération/facilitation des séminaires sur :

- Le découpage électoral : Outil de la démocratie locale et régionale sensible au genre – en Mars 2014.

- séminaire de présentation des résultats de l’étude sur : « L’impact du mode scrutin sur la représentation politique des femmes au niveau local et régional : Bilan et Perspectives » – en Avril 2014.

- Séminaire sur le mode de scrutin réformé et le programme gouvernemental de l’égalité – en Mai 2014.

Documents demandés

Tout/e candidat/e intéressé(e) voudra bien envoyer à l’adresse email : mouvement.democratie.paritaire@gmail.com d’ici le 10 Mars 2014 au plus tard :

CV détaillé

Proposition de note méthodologique pour la conduite de la consultation (En arabe ou en français)

Les Termes de référence des postes sont à télécharger ci-dessous.

Casablanca 28 Février 2014

PDF - 149.7 ko
Termes de référence

Soutien aux familles menacées d’expulsion

Les locataires sont :

Un couple, le mari âgé de 90 ans, ancien combattant, atteint de Parkinson, ayant eu la prostate et alité. Il habite l’immeuble depuis 50 ans et a connu tous les propriétaires. Sa femme âgée de 60 ans est retraitée, elle souffre de diabète, de tension artérielle, d’asthme, de cholestérol et manque de calcium. Leurs enfants sont grands et autonomes.
Une femme seule, âgée de 74 ans, souffre de diabète, de tension artérielle et de cholestérol. Elle habite l’immeuble depuis 50 ans. Ses deux enfants sont grands et autonomes.

Un couple, le mari âgé de 70 ans, ancien commerçant, souffre d’un hématome crânien, de diabète, et de tension artérielle. Il habite l’immeuble depuis 47ans, sa femme âgée de 70 ans, souffre de rhumatisme, et de migraine. Leurs deux enfants sont grands et autonomes.

Une femme veuve, âgée de 70ans, souffre de diabète, de tension artérielle et de cholestérol. Elle habite l’immeuble depuis 40 ans. Quatre de ses enfants vivent avec elle dont l’un est malade.

Ces locataires, âgé-es, malades, disposant de moyens modestes mais ayant toujours été honnêtes vis-à-vis des propriétaires de l’immeuble s’étant succédés en honorant leur loyer mensuel, vivent le calvaire depuis plusieurs années.

Malgré l’angoisse, l’instabilité et l’insécurité ces personnes restent solidaires et demandent à être réhabilité-es en prenant en considération leur âge, leur état de santé et leurs revenus qui ne leur permettent pas de payer un loyer cher.

Le propriétaire qui veut démolir et construire pour vendre au prix le plus fort dans les quartiers de la Préfecture d’Anfa ne se préoccupe pas du sort de ces locataires en absence de toute protection sociale.

Soutien aux familles menacées d’expulsion

Les locataires sont :

Un couple, le mari âgé de 90 ans, ancien combattant, atteint de Parkinson, ayant eu la prostate et alité. Il habite l’immeuble depuis 50 ans et a connu tous les propriétaires. Sa femme âgée de 60 ans est retraitée, elle souffre de diabète, de tension artérielle, d’asthme, de cholestérol et manque de calcium. Leurs enfants sont grands et autonomes.
Une femme seule, âgée de 74 ans, souffre de diabète, de tension artérielle et de cholestérol. Elle habite l’immeuble depuis 50 ans. Ses deux enfants sont grands et autonomes.

Un couple, le mari âgé de 70 ans, ancien commerçant, souffre d’un hématome crânien, de diabète, et de tension artérielle. Il habite l’immeuble depuis 47ans, sa femme âgée de 70 ans, souffre de rhumatisme, et de migraine. Leurs deux enfants sont grands et autonomes.

Une femme veuve, âgée de 70ans, souffre de diabète, de tension artérielle et de cholestérol. Elle habite l’immeuble depuis 40 ans. Quatre de ses enfants vivent avec elle dont l’un est malade.

Ces locataires, âgé-es, malades, disposant de moyens modestes mais ayant toujours été honnêtes vis-à-vis des propriétaires de l’immeuble s’étant succédés en honorant leur loyer mensuel, vivent le calvaire depuis plusieurs années.

Malgré l’angoisse, l’instabilité et l’insécurité ces personnes restent solidaires et demandent à être réhabilité-es en prenant en considération leur âge, leur état de santé et leurs revenus qui ne leur permettent pas de payer un loyer cher.

Le propriétaire qui veut démolir et construire pour vendre au prix le plus fort dans les quartiers de la Préfecture d’Anfa ne se préoccupe pas du sort de ces locataires en absence de toute protection sociale.

Le Mouvement pour la Démocratie paritaire en partenariat avec l’ONU Femmes, lance un appel à consultation pour l’élaboration d’un guide sur « Un mode de scrutin démocratique sensible au genre »

L’Association Démocratique des femmes du Maroc en tant que coordinatrice du Mouvement pour la Démocratie paritaire, en partenariat avec l’ONU Femmes, lance un appel à consultation pour le recrutement :

* D’un -e consultant(e) pour élaborer un guide : sur « Un mode de scrutin démocratique sensible au genre ». Cet appel à consultation est ouvert à tous les experts répondant aux critères requis.

Documents demandés :

Tout/e candidat/e intéressé(e) voudra bien envoyer à l’adresse email : mouvement.democratie.paritaire@gmail.com d’ici le 14 Avril 2014 au plus tard :

- CV détaillé

- Proposition de note méthodologique pour la conduite de la consultation

Les Termes de référence sont à télécharger ci-dessous.

Casablanca 01 Avril 2014

PDF - 446.4 ko
Termes de références – Guide :”Un mode de scrutin démocratique sensible au genre”

TdRs pour l’élaboration d’une étude analytique des lois régissant le domaine de la presse et de l’audiovisuelle

CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L’ETUDE :

Contexte
Le Maroc s’est doté en 2011 d’une Constitution qui reconnaît, pour la première fois dans l’histoire du Maroc indépendant, la diversité de l’identité marocaine et décline un certain nombre de principes relatifs aux libertés, aux droits fondamentaux et aux obligations. En effet, ce texte suprême, reconnaît la primauté des conventions internationales sur les lois internes, l’égalité effective entre les sexes dans tous les droits et la prohibition de la discrimination, notamment celle basée sur le sexe, ce qui constitue, une avancée vers la citoyenneté effective des femmes.

Toutefois, en dépit de cette avancée qui, elle-même, a couronné les acquis législatifs des années 2000 (code famille, nationalité…) les inégalités entre les femmes et les hommes persistent du fait d’un système de valeurs profondément ancrée dans les mentalités, sur les plans individuel et collectif. C’est ainsi que des vecteurs, dont essentiellement les médias, produisent et reproduisent, de façon directe ou implicite, des stéréotypes qui enferment les hommes et les femmes dans des rôles et statuts sexués, qui consolident le cercle vicieux des discriminations et violences fondées sur le genre sous toutes leurs formes.

Aussi, si l’harmonisation des lois nationales avec le texte constitutionnel est une priorité, dans un cadre globale, la nécessité d’une refonte du cadre normatif relatif au domaine de la communication et des medias écrits et surtout audiovisuels s’avère primordiale vu l’impact considérable de ces supports de socialisation.

C’est dans ce contexte que l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM), dans le cadre de sa stratégie de travail, a entamé une réflexion et a identifié des actions prioritaires à mener pour accélérer le processus de réformes en matière de droits des femmes et d’égalité entre les sexes. Parmi ces chantiers, l’ADFM compte travailler sur le domaine de la presse et de l’audiovisuel.

Justification
Convaincue du rôle prépondérant de l’audiovisuel dans la promotion de la culture de l’égalité comme le démontre, à travers le monde, le Global Media Monitoring Project (GMMP), l’ADFM entend élaborer une stratégie de plaidoyer pour que la réforme des lois, régissant le domaine de la presse et de l’audiovisuel, soit un vecteur de promotion de la culture de l’égalité et un frein à la diffusion des stéréotypes sexistes qui portent atteinte à la dignité des femmes.

Cette action impliquera les principaux intervenants du secteur de la communication, et contribuera au changement des mentalités et à la promotion de la culture de l’égalité dans notre pays et aura des retombées considérables sur les pratiques en atténuant les résistances aux réformes à venir.

OBJECTIFS ET RESULTATS ATTENDUS DE LA CONSULTATION :

Objectif global Disposer de l’information crédible et la connaissance dument étayée afin de pouvoir mener un plaidoyer efficace auprès des décideurs en matière législation (Gouvernement, Parlement et institutions concernées), notamment au niveau des textes qui régissent la presse et l’audiovisuel dont les révisions sont prévues pour le second semestre 2014.

Résultats attendus
Les lois régissant le domaine de la presse et de l’audiovisuel :
• Inscrivent l’égalité homme – femmes parmi leurs principes structurants afin qu’elle s’applique à l’ensemble des métiers du secteur ;
• Intègrent la lutte contre les stéréotypes sexistes et la promotion de l’égalité hommes – femmes aux obligations des opérateurs radio et télévision, du secteur public et privé ;
• Introduisent, dans une perspective d’opérationnalisation et d’élaboration d’indicateurs de suivi, les définitions nécessaires notamment les concepts de non discrimination, stéréotypes sexistes, égalité sur la base du référentiel universel ;
• Exigent que les cahiers des charges des opérateurs du pole public et du secteur privé comportent de façon claire des dispositions qui incitent les opérateurs à promouvoir l’égalité hommes femmes non seulement par des actions ciblés mais surtout à travers l’ensemble des programmes d’information, d’éducation, de sensibilisation et de divertissement tout en étant vigilants à propos des messages publicitaires ;
• Introduisent la question de l’égalité hommes femmes au cœur de la mission du Service Public radio et télévision ce qui implique le renforcement des capacités des ressources humaines en la matière ;
• Font en sorte que l’ensemble des parties prenantes dans ce domaine, en plus des opérateurs, notamment le Régulateur des contenus, les annonceurs, les producteurs… s’impliquent, chacun en fonction de ses prérogatives, et veillent aux respect de l’égalité homme femmes, en tant que droit constitutionnel.

MANDAT DU/DE LA CONSULTANT-E :

Identifier les textes de lois relatifs à la presse et à l’audiovisuel au Maroc ;

Analyser ces textes d’un point de vue genre ;

Faire un benchmark international pertinent et dégager de bonnes pratiques ;

Faire des propositions dûment argumentées de révision/ refonte des textes analysés ;

Proposer un canevas de mémorandum

EXPERTISE ET COMPETENCE REQUISES :

Une expérience dans la réalisation de travaux ou des recherches en relation avec la problématique
Une solide connaissance académique de la problématique genre, droits humains en relation avec l’audio visuel /la presse
et / ou
Une expérience d’au moins de 10 dans le domaine du journalisme audiovisuel ou presse écrite

PRODUITS /LIVRABLES

Une note méthodologique décrivant l’approche retenue et le timing prévu pour toutes les activités, ainsi que la proposition financière. C’est sur la base de cette note méthodologique que s’établira le contrat ;

Une étude analytique provisoire ;

Une étude analytique finale ;

Un mémorandum.

DUREE DE LA MISSION
Trois mois (03) à partir de la validation de la note méthodologique par l’ADFM

Pour présenter votre candidature :
Les candidat (e) s intéressé(e)s doivent faire parvenir un dossier de candidature, composé de leur CV et de la note méthodologique, au plus tard le 27 mai 2014 à 17 h 00.

Ces documents doivent être soumis par e-mail ou par fax à l’attention de : Mme Houda Bouzzit, Directrice Exécutive du Bureau de Rabat de l’ADFM
ass.adfm@menara.ma avec cc à association.adfm@menara.ma Fax : 05-37-26-08-13

TdRs pour l’élaboration d’une étude analytique des lois régissant le domaine de la presse et de l’audiovisuelle

CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L’ETUDE :

Contexte
Le Maroc s’est doté en 2011 d’une Constitution qui reconnaît, pour la première fois dans l’histoire du Maroc indépendant, la diversité de l’identité marocaine et décline un certain nombre de principes relatifs aux libertés, aux droits fondamentaux et aux obligations. En effet, ce texte suprême, reconnaît la primauté des conventions internationales sur les lois internes, l’égalité effective entre les sexes dans tous les droits et la prohibition de la discrimination, notamment celle basée sur le sexe, ce qui constitue, une avancée vers la citoyenneté effective des femmes.

Toutefois, en dépit de cette avancée qui, elle-même, a couronné les acquis législatifs des années 2000 (code famille, nationalité…) les inégalités entre les femmes et les hommes persistent du fait d’un système de valeurs profondément ancrée dans les mentalités, sur les plans individuel et collectif. C’est ainsi que des vecteurs, dont essentiellement les médias, produisent et reproduisent, de façon directe ou implicite, des stéréotypes qui enferment les hommes et les femmes dans des rôles et statuts sexués, qui consolident le cercle vicieux des discriminations et violences fondées sur le genre sous toutes leurs formes.

Aussi, si l’harmonisation des lois nationales avec le texte constitutionnel est une priorité, dans un cadre globale, la nécessité d’une refonte du cadre normatif relatif au domaine de la communication et des medias écrits et surtout audiovisuels s’avère primordiale vu l’impact considérable de ces supports de socialisation.

C’est dans ce contexte que l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM), dans le cadre de sa stratégie de travail, a entamé une réflexion et a identifié des actions prioritaires à mener pour accélérer le processus de réformes en matière de droits des femmes et d’égalité entre les sexes. Parmi ces chantiers, l’ADFM compte travailler sur le domaine de la presse et de l’audiovisuel.

Justification
Convaincue du rôle prépondérant de l’audiovisuel dans la promotion de la culture de l’égalité comme le démontre, à travers le monde, le Global Media Monitoring Project (GMMP), l’ADFM entend élaborer une stratégie de plaidoyer pour que la réforme des lois, régissant le domaine de la presse et de l’audiovisuel, soit un vecteur de promotion de la culture de l’égalité et un frein à la diffusion des stéréotypes sexistes qui portent atteinte à la dignité des femmes.

Cette action impliquera les principaux intervenants du secteur de la communication, et contribuera au changement des mentalités et à la promotion de la culture de l’égalité dans notre pays et aura des retombées considérables sur les pratiques en atténuant les résistances aux réformes à venir.

OBJECTIFS ET RESULTATS ATTENDUS DE LA CONSULTATION :

Objectif global Disposer de l’information crédible et la connaissance dument étayée afin de pouvoir mener un plaidoyer efficace auprès des décideurs en matière législation (Gouvernement, Parlement et institutions concernées), notamment au niveau des textes qui régissent la presse et l’audiovisuel dont les révisions sont prévues pour le second semestre 2014.

Résultats attendus
Les lois régissant le domaine de la presse et de l’audiovisuel :
• Inscrivent l’égalité homme – femmes parmi leurs principes structurants afin qu’elle s’applique à l’ensemble des métiers du secteur ;
• Intègrent la lutte contre les stéréotypes sexistes et la promotion de l’égalité hommes – femmes aux obligations des opérateurs radio et télévision, du secteur public et privé ;
• Introduisent, dans une perspective d’opérationnalisation et d’élaboration d’indicateurs de suivi, les définitions nécessaires notamment les concepts de non discrimination, stéréotypes sexistes, égalité sur la base du référentiel universel ;
• Exigent que les cahiers des charges des opérateurs du pole public et du secteur privé comportent de façon claire des dispositions qui incitent les opérateurs à promouvoir l’égalité hommes femmes non seulement par des actions ciblés mais surtout à travers l’ensemble des programmes d’information, d’éducation, de sensibilisation et de divertissement tout en étant vigilants à propos des messages publicitaires ;
• Introduisent la question de l’égalité hommes femmes au cœur de la mission du Service Public radio et télévision ce qui implique le renforcement des capacités des ressources humaines en la matière ;
• Font en sorte que l’ensemble des parties prenantes dans ce domaine, en plus des opérateurs, notamment le Régulateur des contenus, les annonceurs, les producteurs… s’impliquent, chacun en fonction de ses prérogatives, et veillent aux respect de l’égalité homme femmes, en tant que droit constitutionnel.

MANDAT DU/DE LA CONSULTANT-E :

Identifier les textes de lois relatifs à la presse et à l’audiovisuel au Maroc ;

Analyser ces textes d’un point de vue genre ;

Faire un benchmark international pertinent et dégager de bonnes pratiques ;

Faire des propositions dûment argumentées de révision/ refonte des textes analysés ;

Proposer un canevas de mémorandum

EXPERTISE ET COMPETENCE REQUISES :

Une expérience dans la réalisation de travaux ou des recherches en relation avec la problématique
Une solide connaissance académique de la problématique genre, droits humains en relation avec l’audio visuel /la presse
et / ou
Une expérience d’au moins de 10 dans le domaine du journalisme audiovisuel ou presse écrite

PRODUITS /LIVRABLES

Une note méthodologique décrivant l’approche retenue et le timing prévu pour toutes les activités, ainsi que la proposition financière. C’est sur la base de cette note méthodologique que s’établira le contrat ;

Une étude analytique provisoire ;

Une étude analytique finale ;

Un mémorandum.

DUREE DE LA MISSION
Trois mois (03) à partir de la validation de la note méthodologique par l’ADFM

Pour présenter votre candidature :
Les candidat (e) s intéressé(e)s doivent faire parvenir un dossier de candidature, composé de leur CV et de la note méthodologique, au plus tard le 27 mai 2014 à 17 h 00.

Ces documents doivent être soumis par e-mail ou par fax à l’attention de : Mme Houda Bouzzit, Directrice Exécutive du Bureau de Rabat de l’ADFM
ass.adfm@menara.ma avec cc à association.adfm@menara.ma Fax : 05-37-26-08-13

TdRs pour l’élaboration d’une étude analytique des lois régissant le domaine de la presse et de l’audiovisuelle

CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L’ETUDE :

Contexte
Le Maroc s’est doté en 2011 d’une Constitution qui reconnaît, pour la première fois dans l’histoire du Maroc indépendant, la diversité de l’identité marocaine et décline un certain nombre de principes relatifs aux libertés, aux droits fondamentaux et aux obligations. En effet, ce texte suprême, reconnaît la primauté des conventions internationales sur les lois internes, l’égalité effective entre les sexes dans tous les droits et la prohibition de la discrimination, notamment celle basée sur le sexe, ce qui constitue, une avancée vers la citoyenneté effective des femmes.

Toutefois, en dépit de cette avancée qui, elle-même, a couronné les acquis législatifs des années 2000 (code famille, nationalité…) les inégalités entre les femmes et les hommes persistent du fait d’un système de valeurs profondément ancrée dans les mentalités, sur les plans individuel et collectif. C’est ainsi que des vecteurs, dont essentiellement les médias, produisent et reproduisent, de façon directe ou implicite, des stéréotypes qui enferment les hommes et les femmes dans des rôles et statuts sexués, qui consolident le cercle vicieux des discriminations et violences fondées sur le genre sous toutes leurs formes.

Aussi, si l’harmonisation des lois nationales avec le texte constitutionnel est une priorité, dans un cadre globale, la nécessité d’une refonte du cadre normatif relatif au domaine de la communication et des medias écrits et surtout audiovisuels s’avère primordiale vu l’impact considérable de ces supports de socialisation.

C’est dans ce contexte que l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM), dans le cadre de sa stratégie de travail, a entamé une réflexion et a identifié des actions prioritaires à mener pour accélérer le processus de réformes en matière de droits des femmes et d’égalité entre les sexes. Parmi ces chantiers, l’ADFM compte travailler sur le domaine de la presse et de l’audiovisuel.

Justification
Convaincue du rôle prépondérant de l’audiovisuel dans la promotion de la culture de l’égalité comme le démontre, à travers le monde, le Global Media Monitoring Project (GMMP), l’ADFM entend élaborer une stratégie de plaidoyer pour que la réforme des lois, régissant le domaine de la presse et de l’audiovisuel, soit un vecteur de promotion de la culture de l’égalité et un frein à la diffusion des stéréotypes sexistes qui portent atteinte à la dignité des femmes.

Cette action impliquera les principaux intervenants du secteur de la communication, et contribuera au changement des mentalités et à la promotion de la culture de l’égalité dans notre pays et aura des retombées considérables sur les pratiques en atténuant les résistances aux réformes à venir.

OBJECTIFS ET RESULTATS ATTENDUS DE LA CONSULTATION :

Objectif global Disposer de l’information crédible et la connaissance dument étayée afin de pouvoir mener un plaidoyer efficace auprès des décideurs en matière législation (Gouvernement, Parlement et institutions concernées), notamment au niveau des textes qui régissent la presse et l’audiovisuel dont les révisions sont prévues pour le second semestre 2014.

Résultats attendus
Les lois régissant le domaine de la presse et de l’audiovisuel :
• Inscrivent l’égalité homme – femmes parmi leurs principes structurants afin qu’elle s’applique à l’ensemble des métiers du secteur ;
• Intègrent la lutte contre les stéréotypes sexistes et la promotion de l’égalité hommes – femmes aux obligations des opérateurs radio et télévision, du secteur public et privé ;
• Introduisent, dans une perspective d’opérationnalisation et d’élaboration d’indicateurs de suivi, les définitions nécessaires notamment les concepts de non discrimination, stéréotypes sexistes, égalité sur la base du référentiel universel ;
• Exigent que les cahiers des charges des opérateurs du pole public et du secteur privé comportent de façon claire des dispositions qui incitent les opérateurs à promouvoir l’égalité hommes femmes non seulement par des actions ciblés mais surtout à travers l’ensemble des programmes d’information, d’éducation, de sensibilisation et de divertissement tout en étant vigilants à propos des messages publicitaires ;
• Introduisent la question de l’égalité hommes femmes au cœur de la mission du Service Public radio et télévision ce qui implique le renforcement des capacités des ressources humaines en la matière ;
• Font en sorte que l’ensemble des parties prenantes dans ce domaine, en plus des opérateurs, notamment le Régulateur des contenus, les annonceurs, les producteurs… s’impliquent, chacun en fonction de ses prérogatives, et veillent aux respect de l’égalité homme femmes, en tant que droit constitutionnel.

MANDAT DU/DE LA CONSULTANT-E :

Identifier les textes de lois relatifs à la presse et à l’audiovisuel au Maroc ;

Analyser ces textes d’un point de vue genre ;

Faire un benchmark international pertinent et dégager de bonnes pratiques ;

Faire des propositions dûment argumentées de révision/ refonte des textes analysés ;

Proposer un canevas de mémorandum

EXPERTISE ET COMPETENCE REQUISES :

Une expérience dans la réalisation de travaux ou des recherches en relation avec la problématique
Une solide connaissance académique de la problématique genre, droits humains en relation avec l’audio visuel /la presse
et / ou
Une expérience d’au moins de 10 dans le domaine du journalisme audiovisuel ou presse écrite

PRODUITS /LIVRABLES

Une note méthodologique décrivant l’approche retenue et le timing prévu pour toutes les activités, ainsi que la proposition financière. C’est sur la base de cette note méthodologique que s’établira le contrat ;

Une étude analytique provisoire ;

Une étude analytique finale ;

Un mémorandum.

DUREE DE LA MISSION
Trois mois (03) à partir de la validation de la note méthodologique par l’ADFM

Pour présenter votre candidature :
Les candidat (e) s intéressé(e)s doivent faire parvenir un dossier de candidature, composé de leur CV et de la note méthodologique, au plus tard le 27 mai 2014 à 17 h 00.

Ces documents doivent être soumis par e-mail ou par fax à l’attention de : Mme Houda Bouzzit, Directrice Exécutive du Bureau de Rabat de l’ADFM
ass.adfm@menara.ma avec cc à association.adfm@menara.ma Fax : 05-37-26-08-13